Des croix en bois ont été plantées place de la République, à Strasbourg,
hier après-midi. Dans le cadre de la journée de mobilisation intersyndicale et interprofessionnelle pour la défense de l'emploi, les enseignants ont voulu ainsi matérialiser la réduction des effectifs dans l'académie de Strasbourg. Selon eux, 258 emplois vont être supprimés dans le second degré à la rentrée 2009. Dans le même registre, la CFTC avait confectionné un cercueil en carton-pâte recouvert d'un film plastique noir pour symboliser, cette fois, les plans sociaux dans le privé. Plus de 300 personnes ont participé à ce rassemblement, selon la police. Un peu plus tôt, 150 manifestants s'étaient réunis devant la mairie de Molsheim dont le bassin d'emploi, très industrialisé, subit de la crise de plein fouet.
D'une manière générale, selon Jacky Wagner, secrétaire général de la CGT du Bas-Rhin, la liste des employeurs réduisant la voilure ne cesse de s'allonger. « De grandes entreprises, telle Hager, ont arrêté tous leurs contrats intérimaires et CDD », a-t-il souligné. A cela s'ajoute souvent du chômage technique, comme chez General Motors Strasbourg. Le site, qui emploie 1 200 personnes, est en vente. « Même s'il y a un acheteur, il y aura de toute façon de la casse pour l'emploi », craint Haydar, agent de fabrication, venu place de la République avec quelques collègues.
De leur côté, une trentaine d'employés de l'aéroport d'Entzheim, dont la fréquentation diminue depuis la mise en service du TGV, se sont rassemblés en début de matinée sur le parking de la plate-forme, à l'appel de la CFDT. Ils ont réclamé des mesures d'urgence telles que « la baisse des taxes, pour que l'aéroport vive ». Sur le plan du trafic, la journée d'action n'a entraîné que quelques retards de vingt-cinq à quarante minutes sur les vols de la matinée. W