POLITIQUE - L'ancien ministre de Lionel Jospin a dénoncé dans un communiqué les critiques émises sur sa possible entrée au gouvernement...
L'ancien ministre de Lionel Jospin a affirmé mardi à l'AFP qu'il votera «sans état d'âme» pour la tête de liste UMP en Ile-de-France, Michel Barnier, le 7 juin prochain. Mais il assure avoir toujours des «convictions de gauche intactes». «D'abord, j'aime bien Barnier, ensuite je pense que Sarkozy est la seule personne qui a fait bouger la Commission européenne et la présidence française de l'UE a été formidable. J'espère qu'il va continuer à la faire bouger», a-t-il expliqué. Interrogé
sur une éventuelle entrée au gouvernement, l'ancien ministre n'a pas souhaité faire de commentaire.
«Assez de mensonges et d'affabulations»
Mais Claude Allègre a tout de même
dénoncé ce mardi «les mensonges et les affabulations» dont il se dit l'objet, après que l'éventualité de sa nomination au gouvernement a été dénoncée par des écologistes notamment par Nicolas Hulot comme un «signal tragique». «Je ne pratique pas l'écologie dénonciatrice mais l'écologie préventive et réparatrice», affirme l'ex-ministre. Il rappelle qu'il a lancé «le premier programme français de géothermie», «travaille depuis 20 ans sur les pollution des fleuves». «Ministre, j'ai encouragé le développement de la voiture électrique», écrit-il dans un communiqué.
Accusé par les écologistes et certains scientifiques de ne pas adhérer à la thèse du réchauffement climatique, Claude Allègre répond: «Je crois qu'il y a un changement climatique attesté aussi bien par la fonte de la banquise Nord que par le développement des phénomènes extrêmes». «Ce dont je doute, c'est qu'on ait compris l'ensemble des processus mis en jeu, tant le climat est un phénomène complexe. Ce dont je doute encore, c'est que l'on puisse prédire le climat dans un siècle, alors qu'on a du mal à prédire la météo chaque semaine».
Il souligne qu'il ne croit pas «que les problèmes nombreux posés à la planète, eau, poussière, polluants, pesticides, réserves halieutiques, écologie côtière, biodiversité, doivent conduire à la décroissance économique et à la mise en pièces de l'économie de marché». Au contraire, selon lui, ils «doivent être les moteurs de la croissance verte».
MD (Avec agence)