L'UMP espère aussi bien qu'en 1989, le PS veut limiter la casse

34 contributions
Publié le 26 mai 2009.

EUROPEENNES - Le MoDem et les écologistes se disputent la troisième place, Besancenot et Melenchon, le leadership à la gauche du PS... Parti par parti, les enjeux des européennes...

L'UMP table sur son meilleur score depuis 1989. Emmené à l'époque par Valéry Giscard d'Estaing, le RPR allié à l'UDF avait réalisé 28,8%. Aujourd'hui le parti majoritaire entend éviter l'érosion de son socle électoral du premier tour de 2007, avec 31%. Les sondages actuels indiquent des intentions de vote entre 26 et 28%. Fait rare pour une élection intermédiaire, l'UMP fait d'ailleurs campagne en défiant le vote sanction, en mettant très largement en avant le bilan de la présidence française de Nicolas Sarkozy dans ses tracts.

Le PS pour limiter la casse.
Le principal handicap du Parti socialiste réside dans... son succès de 2004. Avec 28,9%, les socialistes ont enregistré en 2004 leur meilleur résultat aux européennes. En 2009, le MoDem, Europe-Ecologie, le Front de gauche empiètent sur son terrain au sein de la gauche de gouvernement. Mécaniquement, le PS ne peut donc que perdre des points par rapport à 2004. Cette élection est aussi le premier test national pour la nouvelle direction de Martine Aubry, qui s'est démenée pour organiser un meeting de rassemblement du parti à Nantes  ce mercredi avec Ségolène Royal.

Le MoDem à l'épreuve.
C'est la première élection nationale pour le parti de François Bayrou, qui ne cache pas que son objectif est la présidentielle de 2012: «Je construis tous les jours la confrontation que j'ai avec Nicolas Sarkozy sur le destin du pays», confiait-t-il à 20 Minutes. En pleine campagne, il a d'ailleurs publié un livre, «Abus de pouvoir», qui est une critique sévère de l'action du chef de l'Etat. Après l'échec des municipales (notamment de François Bayrou à Pau), une troisième place, que le MoDem dispute à Europe-écologie, permettrait d'ancrer le parti comme le troisième acteur de la vie politique.

Europe-écologie dopé par Cohn-Bendit. Au sortir d'une présidentielle 2007 où le parti a été noyé par le vote dit «utile» (1,57%), les Verts ont organisé la riposte. Fin 2008 Daniel Cohn-Bendit a lancé une initiative victorieuse pour élargir le parti: le rassemblement Europe-écologie. A l'intérieur, on retrouve des personnalités non encartées mais engagées dans l'écologie comme l'ancien directeur des campagnes de Greenpeace France, Yannick Jadot, ou des proches de Nicolas Hulot, comme Jean-Paul Besset, tête de liste dans le Centre. José Bové, tenant du «non» en 2005, est tête de liste dans le Sud-ouest. La popularité en France de Daniel Cohn-Bendit lui permet d'envisager un score «de 10%», soit le meilleur score des Verts depuis 1999... emmenés par «Dany».

Libertas ou les économies d'échelles.
«Avec la réforme du mode de scrutin, il y a aussi une question d'efficacité, qui nous impose des synergies»: Frédéric Nihous ne l'avait pas caché lors de son entretien à 20minutes.fr. Comme il faut avoir au moins 5% pour espérer un siège, Chasse pêche nature et traditions (CPNT) de Frédéric Nihous et le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers ont décidé de s'allier sous la bannière de Libertas, un parti fondé par l'homme d'affaire irlandais Declan Ganley, héraut du «non» irlandais au traité de Lisbonne. Les deux partis, dont la critique de l'Europe est un élément constitutif de l'identité, jouent, surtout pour CPNT, leur survie politique.

La concurrence à la gauche du PS. Qui du Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon ou du Nouveau parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot occupera la première place à la gauche du Parti socialiste? C'est un des enjeux du scrutin européen. Surtout depuis que les intentions de vote entre les deux partis se resserrent (5 ou 6% chacun). Le Front de gauche semble en effet bénéficier de la popularité de l'ancien socialiste Jean-Luc Mélenchon. Le NPA d'Olivier Besancenot, dont c'est le premier test électoral, va essayer de mobiliser les abstentionnistes, nombreux dans son électorat plutôt jeune.

Le Front national pour sauvegarder les acquis. Le parti de Jean-Marie Le Pen, lui-même tête de liste dans le Sud-est, souhaiterait conserver ses sept députés obtenus en 2004 (9,81%). Avec un Jean-Marie Le Pen sur le départ - il ne sera pas candidat à la présidence du parti en 2010 - ces élections européennes seront la première étape électorale de la transition qui va s'amorcer au FN. En conséquence, le score de Marine Le Pen dans la circonscription Nord-ouest sera observé de près. Le FN souffrira d'une légère concurrence, notamment du Parti de la France de Carl Lang, un ancien du FN, et de la liste de Dieudonné en Ile-de-France.

Emile Josselin
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr