Que vous inspire la relégation du FCN ?
Je suis surtout triste pour les gens qui ont construit ce club et ceux qui l'aiment. Les grands joueurs, les grands entraîneurs. Mais à un moment, on finit par payer ses erreurs.
Justement, quelles erreurs ont amené le club à cette descente ?
Chaque personne doit rester à sa place. Il faut faire confiance au sportif et s'appuyer sur lui. Quand on laisse travailler tranquillement les gens, c'est plus simple. J'avais fait du bon boulot en faisant remonter le club en L1, même s'il avait été dénigré. Mais la direction m'a reconduit sans conviction.
Le président Kita est réputé très interventionniste...
Ce que je n'ai pas aimé, c'est surtout qu'on ne nous a pas fait confiance sur le recrutement. On avait bien travaillé sur celui de l'année précédente, avec l'ancienne direction. Le minimum, c'est de s'appuyer sur l'entraîneur. Il aurait fallu renforcer cette équipe avec des joueurs complémentaires, comme l'a fait Grenoble. Ils se sont battus avec leurs valeurs... Mais surtout, il aurait fallu faire preuve de beaucoup plus d'humilité.
Et sur un plan personnel, où en êtes-vous ?
J'ai pris le temps de panser mes blessures. Quand on est dégagé, on se sent seul, on prend un vrai coup. Aujourd'hui, je cherche un club. Ça bouge, j'ai eu des rendez-vous avec des présidents. W
Recueilli par J. R.