De simples « propositions » selon lui, des mesures inadaptées,
De simples « propositions » selon lui, des mesures inadaptées,
voire scandaleuses pour ses détracteurs. Xavier Darcos a suscité un véritable tollé jeudi, avant d'être lâché par ses alliés politiques. Au congrès de la fédération de parents d'élèves Peep, le ministre de l'Education a proposé la fouille des jeunes, à l'aide de portiques et d'une « force mobile d'agents » à disposition de chefs d'établissements qui auraient « la compétence d'officiers de police judiciaire ». Une flopée de mesures censées rassurer après l'agression d'une enseignante dans un collège de la banlieue toulousaine il y a deux semaines.
« On ne va pas installer des commissariats dans les écoles, ni morceler les forces de police pour créer une brigade spéciale pour chaque problème », a répondu Michèle Alliot-Marie. « Je ne crois pas à une généralisation des portiques », a également martelé la ministre de l'Intérieur. Du côté des syndicats d'enseignants et de parents d'élèves, c'est l'indignation. Même la Peep, réputée à droite, s'est scandalisée que son congrès puisse servir de tribune politique. Les syndicats, eux, réclament des moyens humains supplémentaires et certains, à l'image de l'Unsa et de la FSU, dénoncent une opération de communication participant à la diabolisation de l'école. « Le quotidien, ce ne sont pas les armes, mais les incivilités, les insultes, voire les violences légères. Le vrai travail est éducatif, avec des personnels adéquats », a affirmé Gérard Aschieri, le secrétaire général de la FSU. W
Maud Noyon
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publié le : 09-02-2010 15:18
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