TENNIS - La Française s'incline dès son entrée en lice face à l'Allemande Groenefeld....
De notre envoyé spécial Porte d'Auteuil
On la croyait prête à enchaîner les victoires, rassurée par «un jeu sur terre battue retrouvé». Mais avec Roland-Garros, Amélie Mauresmo vit une relation toujours aussi compliquée. Presque traumatisante, après ses échecs répétés sur la terre battue parisienne. Pour sa quinzième participation au tournoi, la Française s'est encore éclipsée aussi rapidement qu'elle est arrivée. Corrigée en deux sets par l'Allemande Ana Lena Groenefeld, 6-4 ; 6-3.
Un scénario qui n'étonne plus, dès le premier jour de la quinzaine. Mais il faut croire que lorsque l'ex-numéro 1 mondiale, récemment demi-finaliste à Madrid, s'avance à la Porte d'Auteuil, son tennis disparaît brutalement derrière une palette méconnaissable. Incapable de bouger son adversaire, inconsistante au service et déboussolé par quelques points litigieux, Mauresmo n'a pu éviter un nouveau dérapage dès son entrée en lice.
"Je n'étais pas du tout au niveau"
A la fois agacée et émue, elle n'a pas voulu évoquer le réveil du fameux "syndrome Roland-Garros" à l'issue de son match: "Je n'en sais rien, je n'ai pas trop envie d'en parler. Avant d'entrer sur le court, je me sentais plutôt bien. Ça allait. J’ai juste pas l’impression d’en avoir mis suffisamment pour la bousculer."
Face à une adversaire qu'elle avait battue cinq fois en cinq matchs auparavant, la Française n'avait même pas de regrets. "Je n’ai pas réussi à la neutraliser. C’était la clé. Je n’arrive pas à entrer dans le match.
Et de toute façon je n'étais pas du tout au niveau", soupire la Française, battue sur un court qui se vidait lentement avec la tombée de la nuit. A quelques minutes près, elle aurait pu espérer une interruption salvatrice.
Mais en concédant quatre breaks et en commettant 21 fautes directes face à la cogneuse allemande, Mauresmo a elle même raccourci l'échéance. Au point d'être dégoûtée de Roland? "Pas vraiment, non. Je ne pense pas à ça pour le moment." L'année prochaine un autre premier tour l'attend.
Romain Scotto