Jacques Bouille a laissé «une lettre à son épouse dans laquelle il indique sa volonté de mettre fin à ses jours», a indiqué à l'AFP Jean-Pierre Dréno, le procureur de la République de Perpignan. «Depuis son incarcération, il a développé un état dépressif, le moral n'était pas bon», a expliqué le procureur.
Maire depuis 1989 de Saint-Cyprien, cité balnéaire des Pyrénées-Orientales, M. Bouille avait été mis en examen en décembre dernier pour «blanchiment, corruption par personne exerçant un mandat électoral, trafic d'influence, prise illégale d'intérêts, détournement de biens publics, entrave à la manifestation de la vérité, subornation de témoins, faux et usage de faux» et placé en détention provisoire.
Réactions
«Les détentions qui se prolongent entraînent des drames. La justice doit faire son travail, mais il y a un équilibre à trouver», a réagi dimanche le président départemental de l'UMP des Pyrénées-Orientales, Daniel Mach. «On ne met pas les gens en détention pour les pousser à bout. Ce n'est pas du tout le but», a pour sa part déclaré à l'AFP le procureur de la République de Perpignan, Jean-Pierre Dréno.