L'homme mis en examen pour le viol d'une baby-sitter recrutée sur Internet pourrait être un multirécidiviste

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Publié le 25 mai 2009.

ENQUETE - Il existerait des similitudes avec le mode opératoire d'une autre affaire, et l'examen de son ordinateur aurait révélé au moins une autre prise de contact...

L'homme de 42 ans mis en examen vendredi pour viols, violences et séquestration d'une baby-sitter recrutée sur internet, pourrait être un multirécidiviste. «Nous avons des éléments qui laissent à penser que nous sommes face à une série», a annoncé dimanche une source proche judiciaire.

L'enquête se penche en effet sur les similitudes qui existent dans le mode opératoire avec une plainte déposée en février à Duttlenheim (Bas-Rhin) pour une tentative d'agression sexuelle sur une jeune femme qui avait elle aussi proposé ses services de baby-sitter sur un site Internet spécialisé.

Un habitué des sites de nounous et baby-sitters

L'examen de l'ordinateur du prévenu, saisi lors d'une perquisition à son domicile jeudi, a en outre permis d'établir qu'il fréquentait régulièrement les sites proposant des offres de services de nounous et baby-sitters, et qu'il a, dans ce cadre, établi des contacts avec au moins une jeune fille de 20 ans.

Mercredi, se présentant comme le père d'un enfant de cinq ans, il avait attiré à son domicile de Mutzig (Bas-Rhin) une étudiante strasbourgeoise âgée de 18 ans qui avait passé une petite annonce sur internet pour faire du baby-sitting. Il était allé chercher la jeune fille en voiture à la gare. Arrivé à son domicile, il l'avait menottée, frappée et violée. Il l'avait ensuite raccompagnée en voiture après lui avoir fait signer un papier affirmant qu'elle était consentante.

«L'Internet est un vecteur de rencontres entre victimes et pervers»

Décrit par un expert psychiatre comme un «pervers sadique» qui l'a estimé responsable de ses actes, l'homme s'est vu notifier sa mise en examen et son mandat de dépôt alors qu'il était hospitalisé vendredi pour raisons de santé. Il a déjà purgé une peine de sept mois de prison ferme pour harcèlement en vue d'obtenir des faveurs sexuelles. Cette fois, affirmant que la jeune fille était consentante, il nie les faits.

Les premiers éléments de l'enquête ont également montré qu'il allait régulièrement sur des sites de rencontre classiques sur Internet, «mais pas pour assouvir des penchants pervers» contrairement aux autres sites qu'il fréquentait, sur lesquels des étudiantes déposaient des petites annonces de garde d'enfant, selon un enquêteur. Selon lui, cette affaire est une illustration de plus que «l'Internet est un vecteur de rencontres entre victimes et pervers».
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