JUSTICE - C'était la demande de la famille et du parquet...
Saisie par la famille d'Ilan Halimi, la justice a ordonné mercredi en référé le retrait des kiosques du mensuel Choc qui depuis vendredi publie en Une une photo du jeune juif torturé à mort en janvier 2006 par le «gang des Barbares».
Pour tout exemplaire paru après vendredi 14h, la société SCPE qui édite le magazine devra verser 200 euros d'astreinte. A l'annonce de la décision, les avocats de Choc ont annoncé qu'ils allaient faire appel. L'audience pourrait avoir lieu vendredi. En France, l'interdiction d'une parution, quelle qu'elle soit, est rarissime.
Un pistolet sur la tempe
Le cliché montre le jeune homme de 23 ans, un pistolet sur la tempe. Son visage est masqué par un scotch argenté, ses poignets entravés, tandis qu'un quotidien est posé sur son torse.
Figurant dans le dossier d'instruction, cette photo a été versée aux débats de la cour d'assises des mineurs qui juge depuis le 29 avril les membres du «gang des barbares»,
Youssouf Fofana et 26 autres jeunes, soupçonnés d'être impliqués dans le rapt et la mort d'Ilan Halimi. Selon Choc, il s'agit de la première photo envoyée à la famille avec demande de rançon quelques jours après l'enlèvement.
J.M. avec agence