EMPLOIS - Les syndicats français dénoncent une méthode protectionniste...
Continental sauve d'abord les siens. L'équipementier a annoncé ce mardi, via une source syndicale allemande, qu'il renonçait à fermer son site
de Stöcken près de Hanovre, alors que la fermeture de Clairoix, dans l'Oise est maintenue. Une décision qui s'apparente à «du protectionnisme», a aussitôt réagi la CFDT. «Comme c'est un groupe allemand, ils protègent d'abord les usines allemandes et ils préfèrent fermer en France», a estimé Fabrice Queniez, porte-parole de la CFDT à Clairoix.
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«C'est ce qu'on a reproché à Renault pendant un temps. Quand ils ont rapatrié (partiellement) la production de la Clio (produite en Slovénie) en France, l'Europe a dit "attention, vous faites du protectionnisme". Aujourd'hui, on voit la même chose pour Continental», a-t-il ajouté.
Les discussions seront encore plus dures
L'équipementier allemand, qui avait annoncé vouloir fermer deux usines de pneus en Europe,
celle de Stöcken en Allemagne et celle de Clairoix, a renoncé à fermer cette année l'usine de pneus de Stöcken, et repousse sa décision en 2010, selon le syndicat allemand de la chimie IG BCE. Cette décision, qui devait encore être confirmée par un communiqué de la direction, risque de «durcir» les négociations avec les syndicats de Clairoix, a estimé l'élu CFDT.
Les élus syndicaux de Clairoix ont participé, ce mardi à Francfort, à une réunion tripartite (syndicats, directions France et Allemagne, avec un représentant de l'Etat français) sur le plan social du site français, dont la mise en oeuvre, prévue d'abord pour le 19 mai, a été repoussée au 16 juin. «Connaissant mes collègues, ils ne vont pas du tout apprécier la chose. Nos rapports vont être encore plus durs», a déclaré Fabrice Queniez.
MD (Avec agence)