ECONOMIE - L'examen du texte sur le mariage des Caisses d'épargne et des Banques populaires a commencé lundi...
Alors que l'examen du texte sur le mariage des Caisses d'Epargne et des Banques populaires s'est ouvert lundi à l'Assemblée nationale,
le site Mediapart.fr a révélé le même jour que deux membres de la Commission de déontologie de la fonction publique, qui ont eu à se prononcer sur
la nomination de François Pérol à la tête des banques, avaient posé leur démission fin avril.
>> Notre dossier sur l'affaire Pérol, c'est ici.
Selon le site d'informations en ligne, Jacques Chabrun, conseiller maître honoraire à la Cour des comptes, et Pierre-Yves Richard, conseiller maître, ont démissionné «sans publicité car ils s'estiment astreints à l'obligation de réserve, mais leur désaccord est clair depuis le début. Tous deux ont écrit au Premier ministre pour expliquer les raisons de leur geste et ont été reçus par Philippe Séguin, patron de leur institution d'origine.»
L'enquête sur François Pérol se poursuit
L'examen du texte doit se poursuivre ce mardi à l'Assemblée nationale. Mais le groupe socialiste de l'Assemblée nationale va s'opposer au mariage en dénonçant «les conditions de la nomination de François Pérol», l'ex-secrétaire général adjoint de l'Elysée, à la tête du nouveau groupe. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour prise illégale d'intérêts après une plainte d'associations et de syndicats, car François Pérol a pris part aux négociations sur la fusion des deux établissements.
Les députés socialistes, radicaux, citoyens dénoncent aussi «le renforcement du pouvoir d'un seul homme au détriment d'un système mutualiste». Ils estiment enfin que «l'Etat n'obtient aucune contrepartie» en échange de son apport de fonds. Le texte doit faire l'objet d'un vote solennel à l'Assemblée puis partir en navette au Sénat pour un examen le 8 juin.
MD (Avec agence)