Le collège de Fenouillet tente de se relever après l'agression d'une professeur

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Publié le 18 mai 2009.

FAIT DIVERS - Alors que les élèves reprenaient les cours, les professeurs s'interrogent sur l'avenir de leur établissement...

Après l'émotion, place à la médiation, ce lundi, au collège François-Mitterrand de Fenouillet, dans la banlieue de Toulouse.

Toujours choqués par l'agression, vendredi, d'un professeur de mathématiques par un adolescent de treize ans, les élèves sont venus en cours. Mais très rapidement la discussion a pris le pas sur l'enseignement pédagogique.

«Beaucoup de parents se sont plaints de l'insécurité, mais ce n'est pas du tout ce que l'on ressent. Il y a des bagarres ici comme ailleurs, ce qui s'est passé vendredi c'est un cas à part, il ne faut pas généraliser», relève Charlotte, élève de troisième, à la sortie de son établissement.
 
Moyens maintenus durant trois ans
 

Un sentiment partagé par certains professeurs, confrontés à la crainte d'une baisse des effectifs à la suite du drame qui a touché leur établissement. «Peut-être que des parents vont être tentés d'inscrire leurs enfants dans d'autres établissements. Nous avons eu l'engagement que les moyens seraient maintenus durant trois ans, même si les effectifs venaient à baisser», relate André Molesin, professeur de technologie, élu au conseil d'administration du collège.

Lors d'une réunion avec le corps enseignant et les parents d'élèves, le recteur de l'Académie de Toulouse a indiqué qu'il procéderait prochainement à la nomination d'un médiateur de la réussite scolaire, chargé d'aider les élèves en difficultés.

En revanche, Olivier Dugrip s'est refusé à classer l'établissement en zone d'éducation prioritaire comme le réclamaient certains enseignants. «Cela n'aurait pas de sens. Nous allons maintenir les moyens et avoir une exigence accrue sur les problèmes d'incivilités. Ce collège est attractif, il conduit à la réussite et il y fait bon vivre», a tenté de rassurer le responsable.

Mais les parents restent sur le qui-vive. «Nous avons obtenu un moratoire et un maintien des moyens sur trois ans, c'est bien mais cela ne peut pas être satisfaisant car nous le
demandions depuis des années», ponctue Jean-Luc Laronce du groupement des parents d'élèves.

Une réunion est prévue ce mardi soir devant le collège, histoire que tout le monde participe au débat.
Béatrice Colin, à Toulouse
Enseignante
Lundi, Véronique Adès, le professeur de Mathématiques blessée au thorax par le coup de couteau, était toujours en service de réanimation de l'Hôpital Rangueil. «Son état est stable, mais les médecins restent extrêmement prudents», selon le rectorat.
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