Comment sont ces petits bateaux?
Très nerveux. Ils aiment lever la patte. L’organisation est en train de diffuser une vidéo à l’instant et une image sur deux montre un bateau sur le toit. A cinq à bord, on a beaucoup de travail. Surtout les quatre équipiers, moi je commence à me faire vieux. Plus sérieusement, il faut être très réactif. Ca se bat beaucoup aux bouées et on a très peu le temps de discuter de la stratégie. En fait, ça ressemble beaucoup au trophée Clairefontaine qui a inspiré ce circuit et que j’ai l’habitude de courir.
Cela ne doit pas être désagréable de naviguer à Venise?
Effectivement, c’est plutôt agréable. Aujourd’hui, nous avons fait trois régates d’entraînement au large car il y avait trop de trafics. Puis on est rentrés sous voile dans le Grand Canal. C’était splendide. Idem à Oman où j’ai navigué. L’alternance entre le désert et la mer est vraiment intéressant.
Content de retrouver les multicoques?
En fait, je n’avais jamais vraiment arrêté de naviguer sur ces machines. Le Vendée Globe, pour lequel j’ai dû me consacrer au mononocoque pendant deux ans, était une parenthèse..
Avez-vous eu du mal à vous remettre de votre abandon dans le Vendée?
Pas spécialement. Gitana Eighty a été revendu. Il porte maintenant une belle tunique rouge, aussi élégante que l’ancienne, bleu nuit. On s’est séparé à l’amiable avec le Baron de Rothschild et je me suis mis très vite à naviguer. Avec ce circuit de l’IShares Cup et celui des DS 35 sur les lacs en Suisse, je suis bien occupé.
Avez-vous des projets en course au large ?
Non. On m’a bien proposé de faire la transat Jacques Vabre, mais je ne suis pas sûr d’avoir le temps.