CONTESTATION - Les députés veulent examiner à nouveau le texte quand le Sénat l'aura remanier, les personnels hospitaliers s'apprêtent à défiler...
Il n'y a pas que les personnels hospitaliers qui
grondent contre la loi Bachelot. Bernard Accoyer, le président UMP de l'Assemblée, a demandé ce mercredi l'arbitrage de Nicolas Sarkozy et François Fillon sur le dossier, qui mécontente les députés jusqu'au sein de la majorité.
Une nouvelle lecture dans le «respect des institutions»
En cause: la procédure d'urgence, qui ne prévoit qu'une lecture par chambre alors que le Sénat se prépare à
modifier très largement le texte voté au palais Bourbon. Pour Bernard Accoyer, en effet, se pose le problème «de la place des (députés) dans l'élaboration de la loi».
Plus tôt dans la journée, vingt députés de droite (UMP, NC, NI) lui avaient d'ailleurs envoyé une lettre pour lui demander une lecture à l'Assemblée nationale de la nouvelle mouture du texte dans le «respect des institutions». Une demande qu'il n'exclue pas de formuler lui-même, a-t-il prévenu avant d'être reçu par le Premier ministre puis le chef de l'Etat.
Une demande à laquelle Nicolas Sarkozy et François Fillon ne seraient pas opposés, si le Sénat «modifiait considérablement» le texte, a déclaré le président de l'Assemblée à l'issue de ces rendez-vous.
Médecins et personnels non médicaux dans la rue
Le pire, c'est que même fortement amendé, le texte est loin de satisfaire les professionnels de santé. Les personnels et médecins des hôpitaux manifesteront jeudi dans une vingtaine de villes, au côté des universitaires,
comme en avril dernier.
Mais cette fois l'appel est plus large, notamment chez les personnels non médicaux. Comme d'habitude, les interventions urgentes et la continuité des soins seront assurées, mais les activités programmées pourront être reportées.
Nicolas Sarkozy et François Fillon étaient d'accord pour une nouvelle lecture du texte sur l'hôpital à l'Assemblée si le Sénat le .
Julien Ménielle avec agence