Cannes: «Là-haut» a la cote... déjà...
Créé le 13.05.09 à 17h59
Mis à jour le 13.05.09 à 19h17
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CANNES - Mais le film d'animation ne participe pas à la compétition...
Gros buzz autour de «Là-haut», le
film d’animation en 3D qui fait l’ouverture du festival de Cannes. Alors qu’il est projeté ce mercredi soir, les journalistes l’ont déjà vu lors d’une projection de presse, ce mercredi matin. Avec des lunettes de rigueur (5.000 paires ont été fabriquées pour Cannes), qui permettent de voir les images en relief.
Son mérite, la légèreté
Rires, applaudissements, et éloges à tout va: l’unanimité des critiques est de mise. «Quel dommage que ce film ne fasse pas partie de la compétition, lâche ce journaliste belge. Pour moi, il mériterait la Palme d’or.» Un avis plutôt répandu dans les rangs de la presse internationale. L’histoire de ce vieil homme, Carl, qui part à l’aventure dans une maison volante tirée par des ballons gonflés à l’hélium, a le mérite d’être légère. Et courte – le film ne dure qu’1h44. «Cela nous fait du bien, avant de voir ce paquet de films dont les thèmes sont graves et… longs», reprend un autre.
Parmi la faune des personnages de «Là-haut», un oiseau bizarroïde, le Dadou, qui pourrait faire penser au Dodo de l’île Maurice, mais en plus grand. Et surtout, des chiens qui parlent la langue humaine, grâce à un collier décodeur. Une sacrée trouvaille. «Tous les personnages ont été des défis à dessiner, explique l’équipe des studios Pixar, lors de la conférence de presse. La fourrure est difficile à animer, ainsi que la mâchoire de Carl. Car il faut lui donner une texture de peau crédible, des rides et une expression.»
Hors compétition
L’équipe, à qui la presse a demandé pourquoi «Là-haut» n’était pas dans la compétition, a répondu que «c’était le festival qui décidait», mais qu’il ne fallait pas oublier une chose: «C’est la première fois qu’un film d’animation fait l’ouverture de Cannes, le festival le plus prestigieux du monde. Et évidemment, c’est la première fois aussi qu’il y a un film en 3D.» Un procédé qui permet de plonger le spectateur dans le cœur de l’action, mais dont il faut se méfier aussi, car à force d’en jouer, cela peut «faire sursauter» le public, sourit
John Lasseter, directeur de l’animation chez Walt Disney. Ceux qui sont déjà allés à la Géode, à Paris, le comprendront. Bob Peterson, le coréalisateur, s’amuse d’avance à l’idée de voir les stars en robe de soirée et smoking mettre des lunettes pour la 3D.
L’année dernière, au festival de Cannes 2008,
«Valse avec Bachir», un documentaire d’animation, avait également suscité l’emballement des critiques. Il était reparti bredouille.
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