SANTE - Des responsables du parti majoritaire préfèrent le mot «rééquilibrage»...
Après les décisions, la communication. L'annonce de Nicolas Sarkozy
d'inclure des médecins dans les processus décisionnels des hôpitaux était largement commentée ce mardi matin par des responsables de l'UMP. Ces derniers s'emploient notamment
à parler de rééquilibrage de la réforme et non de recul.
«Il est clair qu'il ne s'agit pas de recul ou de lâcher du lest, il s'agit simplement de rééquilibrer», a nuancé le vice-président du conseil national de l'UMP, Jean-Pierre Raffarin, sur Europe 1. «Il est clair que la médecine doit être au coeur de la réforme, le soin, le personnel soignant ne doit pas se sentir démotivé et le lobby de l'administration ne doit pas l'emporter», a-t-il ajouté.
«Une évolution»
Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, concède quant à lui qu'«il faut être à l'écoute». «Quand vous avez un malaise comme il y avait dans la communauté médicale qui disait "on veut aussi participer à la gouvernance, on ne veut pas être écarté de la gouvernance" vous n'allez pas répondre à cette communauté médicale: "Tu ne t'en occupes pas, ça ne t'intéresse pas"», a-t-il souligné sur France 2.
Et le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, de venir à la rescousse: «Oui, il y a une évolution, mais c'est le débat parlementaire.» Il «fait partie d'une écoute des différents acteurs et des différentes parties», a-t-il indiqué sur RMC, jugeant qu'on ne peut pas «reprocher au gouvernement d'être trop raide».
Le PS parle de «victoire»
De son coté, le Parti socialiste s'est bien sûr félicité de l'annonce de Nicolas Sarkozy et a salué la «première victoire de la communauté hospitalière» par la voix de Jean-Marie Le Guen.
Le projet de loi est examiné à partir de ce mardi au Sénat.
C. F.