TENNIS - Le team Lagardère a mis en place une cellule de crise autour du joueur…
Dans son malheur, Richard Gasquet peut compter sur la structure de communication de crise mise en place par le team Lagardère. Le tennisman français qui est resté chez lui, selon Fabrice Santoro, est très entouré. Avocats, experts de la communication de crise, conseillers, toute une équipe a été mise en place pour préparer la stratégie de défense du joueur, suspendu lundi à titre provisoire par la Fédération internationale de tennis (ITF) jusqu’au 12 juillet.
La date de son audience par l’ITF n’a pas encore été fixée.
Depuis le début, Richard Gasquet a l’intention de plaider non-coupable. Dans un premier temps, le joueur âgé de 23 ans compte s’appuyer sur les résultats d'une analyse capillaire qu'il a passée volontairement jeudi dernier au laboratoire du professeur Hintz à Strasbourg. Elle montre, selon lui, qu'il n'est pas un consommateur régulier de cocaïne.
Il pourrait aussi faire valoir que les résultats du tournoi n'ont pas été affectés puisqu'il avait déclaré forfait le jour de son entrée en lice le 28 mars, quelques heures avant de subir son contrôle antidopage. Mais en revanche, il ne peut pas espérer une annulation de sa sanction sur le seul argument que la consommation de cocaïne n'est pasp unie par les instances du tennis hors compétition. «Selon notre procédure antidopage, il s'agit bien d'un contrôle en compétition», a expliqué à l'AFP le Dr. Stuart Miller, responsable de l'antidopage de l'ITF. Le règlement de la fédération est très clair sur ce point: un contrôle subi par un joueur ayant déclaré forfait après le début du tournoi est considéré comme étant un contrôle en compétition.
Peu d’espoirs
Gasquet pourra également essayer d'obtenir une réduction des deux ans de suspension au titre «de circonstances atténuantes». Le code mondial antidopage réserve en effet la possibilité de circonstances atténuantes pour la prise d'un stimulant comme la cocaïne à un sportif victime d'un piège tendu par autrui. «Pour bénéficier de circonstances atténuantes, le joueur doit avant tout démontrer qu'il n'est pas fautif», a estimé le Dr. Miller.
Si l'ex-numéro 1 français s'estime lésé par la décision du tribunal de l'ITF, il pourra faire appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). L'Agence mondiale antidopage (AMA), gardienne du code mondial, peut elle aussi saisir la plus haute juridiction sportive si elle juge la sanction trop légère. Ca va brainstormer chez Lagardère.
M. Go. avec agence