POLITIQUE - A un mois du scrutin européen, l'UMP a présenté jeudi ses listes, plus de trois mois après avoir désigné ses chefs de file...
Les listes sont faites. Le bureau politique du parti majoritaire, réuni dans les locaux de l'Assemblée nationale en présence du Premier ministre François Fillon, a adopté «à l'unanimité» les listes et le projet, a annoncé Brice Hortefeux, vice-président du Conseil national de l'UMP, en charge des élections. La veille,
Nicolas Sarkozy lui-même avait rendu les ultimes arbitrages lors d'une réunion à l'Elysée avec les responsables du parti.
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L'UMP arrive à bout des rivalités internes
«Vous croyez qu'Angela Merkel ne s'intéresse pas à qui, depuis l'Allemagne ira siéger à Strasbourg? Ou que Sylvio Berlusconi, même s'il a quelques problèmes, ne s'intéresse pas aux Italiens qui vont aller siéger?», a demandé Jean-Claude Gaudin, président de la commission nationale d'investitures de l'UMP. «C'est un long travail, c'est difficile à faire, mais quand on arrive au bout, ça fait plaisir», a-t-il dit, alors que l'UMP aura finalisé ses listes un mois et demi après le Parti socialiste.
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«Nous avions dit que nos listes seraient prêtes pour le 7 juin, nous avons un mois d'avance!», a lancé le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand. L'UMP a dû procéder à de délicats arbitrages, confrontée à des rivalités locales dans ses rangs et aux exigences de ses partenaires de la majorité.
Des places éligibles pour les alliés de l’UMP
La grand gagnant est le
Nouveau Centre, qui obtient environ 20% des places, dont trois éligibles. En
Ile-de-France, la troisième place derrière les UMP Michel Barnier et Rachida Dati est offerte à l'ex-journaliste et eurodéputé sortant Jean-Marie Cavada. Le président des jeunes centristes, Damien Abad, est en deuxième place dans le
sud-est. Le nom de Luc Ferry avait été évoqué pour cette place, alors que l'ancien ministre de l'Education n'est pas candidat. Dans le
Centre, où Brice Hortefeux est numéro trois, Sophie Auconie, conseillère municipale NC de Tours, obtient la deuxième place.
La
Gauche Moderne de Jean-Marie Bockel est présente sur sept listes, avec deux places «quasi éligibles» selon son président: la quatrième place en
Ile-de-France pour l'avocate Marielle Gallo, épouse de l'écrivain Max Gallo, et dans l'
Est, la quatrième place également pour Michelle Striffler, adjointe au maire de Mulhouse.
Les
progressistes d'Eric Besson n'ont qu'un candidat, 13ème sur la liste Ile-de-France, donc non éligible.
Le
parti radical (associé à l'UMP) obtient trois places éligibles: Dominique Riquet, maire de Valencienne, tête de liste dans le Nord-Ouest avec l'eurodéputée sortante Tokia Saïfi en numéro deux, et la sortante Véronique Mathieu numéro deux dans l'Est.
Du côté des luttes internes, dans le
sud-ouest, l'eurodéputée sortante UMP Christine de Veyrac, soutenue par Valéry Giscard d'Estaing, est numéro deux, Alain Juppé, qui soutenait son adjointe à la mairie de Bordeaux Sonia Dubourg-Lavroff, ayant dû s'incliner. L'eurodéputé sortant Alain Lamassoure (UMP) est numéro trois.
30 propositions pour l’Europe
Le bureau politique de l'UMP a également adopté le projet de la majorité présidentielle pour les élections du 7 juin, contenant 30 propositions comme une centrale européenne d'achat du gaz ou la création d'une Caisse des dépôts européennes. L'UMP (16,64% des voix en 2004) est créditée de 27% d'intentions de vote dans un récent sondage Ipsos, 4 points devant le PS. Elle a 17 eurodéputés sortants, en incluant les radicaux.
MD (Avec agence)