JUSTICE - Les accusés se plaignent du manque de sommeil et de nourriture lié aux blocages des prisons. L'un d'entre eux assure même avoir reçu des coups...
Le «
gang des barbares» prétend être mal traité en prison... Après les protestations de plusieurs accusés, les débats de leur
procès ont été écourtés ce jeudi. Ils dénoncent leurs conditions de transfèrement entre prison et tribunal, l'un d'eux affirmant même avoir subi des violences.
Aït Abdelmalek prétend avoir reçu «un coup de Taser» de la part d'une unité d'élite de l'administration pénitentiaire (Eris) lors de son retour en maison d'arrêt mercredi soir, selon plusieurs avocats présents à l'audience. «Il a soulevé son tee-shirt, il a des traces de coups partout», a assuré maître Philippe Petillault.
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Manque de sommeil, de nourriture et d'hygiène
Il aurait reçu des coups en protestant contre le fait d'être amené dans une maison d'arrêt différente de celle où il est habituellement hébergé. Un changement dû au
blocage des prisons par les protestations des surveillants, qui oblige les fourgons cellulaires à modifier leur itinéraire parfois plusieurs fois dans la même soirée. D’autres accusés se sont plaints du manque de sommeil.
«Cette nuit c'était l'apothéose, on les a promenés (les accusés détenus sauf
Fofana escorté individuellement, ndlr) de maison d'arrêt en maison d'arrêt pour finalement les mettre à Fresnes (...) sans possibilité de se doucher et sans nourriture», a ajouté Philippe Petillault.
Une accusée ne s'est pas présentée dans le box
«La majorité n'ont pas mangé depuis hier (mercredi) midi», a dénoncé un autre avocat. Il a précisé qu'une accusée avait refusé se présenter dans le box jeudi matin, alors que devait se poursuivre l'étude des personnalités des ravisseurs et tortionnaires présumés d'Ilan Halimi.
La présidente du procès, qui se tient à huis clos depuis le 29 avril à la cour d'assises des mineurs de Paris, a décidé de suspendre l'audience jusqu'à lundi matin. Elle aurait également ordonné une expertise médicale concernant les violences dont assure avoir été victime Samir Aït Abdelmalek.
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J.M. avec agence