BANQUE - Nommé président d'honneur de la Société Générale, il part avec des avantages en nature, malgré les lourdes pertes annoncées par le groupe...
Daniel Bouton avait assuré qu'
il quittait la Société Générale avec «zéro» indemnité de départ. Mais il a été nommé mercredi président d'honneur du groupe et aura droit à ce titre à un certain nombre d'avantages en nature pendant un an.
Un «chauffeur, une voiture, un bureau et une secrétaire», selon une porte-parole de la banque, mais pas de notes de frais. Elle a précisé que ces avantages lui seraient octroyés «afin de tenir compte des conséquences liées à ses fonctions antérieures».
Son prédécesseur a toujours un bureau
Une source proche du dossier avait précédemment indiqué que la Société Générale mettrait à la disposition de Daniel Bouton «une voiture avec chauffeur, un bureau à la banque, une secrétaire et des notes de frais» et ce «à vie, tant qu'il serait président d'honneur», un titre que l'on conserve en général ad vitam.
Des avantages similaires avaient été accordés à son prédécesseur Marc Viénot, qui a dirigé la Société Générale de 1986 à 1997, avait relevé cette source, ajoutant que ce dernier, qui est également président d'honneur de la banque, y dispose toujours d'un bureau.
Daniel Bouton, dont la dernière année de présidence a été ternie par une série de
scandales, avait annoncé sa démission la semaine dernière pour, selon ses propres termes, «protéger» la Société Générale.
Lourdes pertes pour le groupe
Le conseil d'administration «a rendu hommage» à son action à la tête de la Société Générale, qu'il a dirigée durant plus de onze ans. C'est Frédéric Oudéa, actuel directeur général, qui lui succédera à la présidence en devenant Pdg de l'établissement.
Daniel Bouton aura droit, à compter d'avril 2010, à une retraite de 730.000 euros par an. Le groupe, lui, a annoncé ce jeudi une perte nette de 278 millions d'euros au premier trimestre, bien loin du bénéfice attendu de 381 millions d'euros.
J.M. avec agence