FOOT - Les transferts de l'international et ses rapports avec ses agents ont rarement été simples...
Ribéry, un joueur sous influence? Depuis des mois, la presse allemande, inquiète du départ de son chouchou vers d’autres cieux plus étoilés, s’interroge. Qui pousse la star du Bayern à avoir la bougeotte? En décembre 2008, l
e «Bild» accusait dans un article très classieux sa femme, Wahiba. Dernières cibles en date: ses agents, Jean-Pierre Bernès et Alain Migliaccio, accusés de le manipuler. Des insinuations qui ont obligé Ti’Franck à sortir de sa réserve mercredi.
«Mes agents me conseillent, me communiquent les offres, mais la décision finale, c'est moi qui la prends, c'est moi qui décide», a-t-il indiqué à l'hebdomadaire «Sport Bild». Contacté par 20minutes.fr, Jean-Pierre Bernès a refusé de répondre à nos questions.
D’Istanbul au Bayern, les transferts de Ribéry, gérés par quatre agents différents, ont rarement été simples. Lors de son passage à l’OM, ses possibles départs vers l’Olympique lyonnais ont alimenté la chronique dès la fin de la première saison alors qu’il était en contrat jusqu’en 2010. «Souvenez-vous du feuilleton de son possible transfert à l’Olympique lyonnais en 2006. Je me rappelle qu’à l’époque, tout le monde parlait déjà de mon influence sur le joueur», témoigne Bruno Hederscheid, agent du milieu de terrain lors de ses années marseillaises.
70 millions d’euros
Ribéry n’était finalement pas parti vers l’OL mais il avait attendu 2007 pour signer avec le Bayern Munich. Un transfert record de 30 millions d’euros (26 millions d’euros + 4 millions d’euros en cas de qualification en Ligue des Champions) géré par l'agent le plus influent du foot français, Alain Migliaccio. Quelques jours avant ce transfert, le joueur avait quitté Bruno Hederscheid après deux ans et demi de collaboration.
Les deux hommes sont toujours en procès. «Derrière ses airs de faux gentil, Ribéry sait où il va. Et je ne dis pas ça pour défendre Bernès et Migliaccio. Quand je l’ai rencontré à Galatasaray en avril 2005, il me disait déjà qu’il voulait partir du club. En juin il était parti», se souvient Bruno Hederscheid. Le club stambouliote avait déposé un recours pour rupture abusive de contrat
(et il n'avait pas forcément tort, selon les dernières révélation de Bakchich)
Autant dire que si Ribéry a envie de quitter la Bavière, le Bayern a du souci à se faire. Manchester et le Real Madrid proposent déjà des sommes astronomiques et plutôt persuasives (on parle de 70 millions d’euros) pour s'attacher les services de Ribéry… Le club bavarois a d’ailleurs déjà commencé à lui chercher un remplaçant en la personne de Diego, le meneur du Werder Brême.
Matthieu Goar