POLITIQUE - Finalement, il ne présidera pas en tant que doyen la session inaugurale au lendemain des élections européennes...
Il n'aura pas les honneurs liés à son grand âge. Le Parlement européen a adopté ce mercredi une réforme de son règlement intérieur qui va empêcher Jean-Marie Le Pen, 80 ans, de présider, en tant que doyen, sa session inaugurale au lendemain des élections européennes.
Un amendement annulant la règle du doyen d'âge, déposé par les présidents des deux plus grands groupes politiques du Parlement, le socialiste allemand Martin Schulz et le conservateur français Joseph Daul, a été adopté ce mercredi à une écrasante majorité avec le soutien des Verts et des Libéraux.
La session présidée par le président ou un vice-président sortant
Jusqu'à l'élection d'un nouveau président, la session constitutive du nouveau Parlement issu des urnes sera désormais présidée par le président sortant ou, à défaut, par un vice-président sortant et non plus par le plus âgé des députés présents.
Dans l'hypothèse peu probable où ni le président sortant, ni les quatorze vice-présidents sortants ne font partie des députés réélus, ce sera le député «ayant exercé le plus long mandat» qui remplira la fonction.
«Un détail» de l'Histoire
L'affaire
a débuté en mars, lorsque Martin Schulz et le coprésident des Verts Daniel Cohn-Bendit se sont inquiétés de la probabilité de voir Jean-Marie Le Pen qui, à 80 ans, se représente aux élections européennes de juin,
devenir le doyen d'âge de la prochaine assemblée. L'actuel doyen, le socialiste italien Giovanni Berlinguer, 84 ans, ne se représente pas.
Un nouveau dérapage du chef du Front national, qui a réitéré peu après en plein hémicycle que les chambres à gaz
étaient un «détail» de l'Histoire - propos pour lesquels il a déjà été condamné dans son pays par la justice - avait convaincu les conservateurs et les libéraux de l'écarter en procédant à cette modification du règlement intérieur.
Avec agence