« Un projet absolument vital » pour le président de la SNCF
1 commentaireEn visite à Bordeaux hier, Guillaume Pépy s'est clairement prononcé en faveur de la LGV Sud-Europe Atlantique. Pour le président de la SNCF, qui prévoit d'investir un milliard d'euros pour les trois tronçons, « c'est un projet absolument vital ». Il cite l'exemple de Lille, qui a connu un essor économique considérable avec l'arrivée du TGV. En mettant Bordeaux à deux heures de Paris, trois heures de Toulouse et trois heures de l'Espagne, la capitale girondine accéderait au rang de métropole européenne. Problème : le timing. L'objectif 2016 semble de plus en plus difficile à tenir, tant qu'un protocole de financement n'est pas signé entre l'Etat et les 57 collectivités concernées, préalable nécessaire au lancement des études. « Il y a urgence et l'été 2009 offre une opportunité de boucler le dossier », espère Guillaume Pépy. Même optimisme de la part du président PS du conseil régional d'Aquitaine, Alain Rousset. « Le bon sens doit prévaloir et nous arriverons à un accord avant l'été », souligne-t-il. Un courrier commun, cosigné par l'ensemble des collectivités concernées, sera adressé au gouvernement. Le président de région se dit néanmoins « très remonté » contre les atermoiements de l'Etat et dénonce « l'attitude très négative de Michèle Alliot-Marie dans ce dossier ». La ministre, élue UMP à Saint-Jean-de-Luz, désapprouve en effet la création d'une voie nouvelle, « qui serait le seul remède à la saturation de la ligne actuelle », défend Alain Rousset. Des réticences persistent également du côté de l'agglomération de Bayonne-Anglet-Biarriz (BAB) et de la région Poitou-Charentes, fief de Ségolène Royal. La région Aquitaine prévoit d'investir 600 millions d'euros dans la LGV, « un record national pour un projet de ce type », souligne Alain Rousset. Au total, les collectivités d'Aquitaine participeront à hauteur d'1,6 milliard d'euros, sur un montant total évalué à 14 milliards. Le président de la SNCF se garde bien quant à lui de commenter les prises de position des uns et des autres. « Mais tout le monde doit aller au-delà de ses propres limites », estime-t-il. « Cette LGV, c'est un projet d'un siècle ». W
M. G.
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