Comment satisfaire à la fois les fans de Star Trek et ceux qui ne le sont pas? Avec sa saga futuriste à 100 millions de dollars, J. J. Abrams s'est donné les moyens de ses ambitions pour ce dixième épisode de la saga. Comment a-t-il réussi à raconter la genèse du mythe ? En mêlant références cultes et nouvelles trouvailles.
L'héritage de Gene Roddenberry Le créateur de Star Trek doit sourire dans sa tombe. Avec dix films, 756 épisodes de cinq séries (dont une animée), Star Trek lui a survécu de façon flamboyante. Les «Trekkers» (le terme Trekkies, souvent utilisé à tort, est très péjoratif et pourrait être traduit par «boutonneux à grosses lunettes») n'ont pas condamné cette nouvelle version.
Des gars en pyjamas Eh oui, les uniformes des héros de Star Trek ressemblent toujours à des tenues de nuit fortement ajustées. Comme les effectifs ont été rajeunis, les nouveaux venus sont plutôt moins ridicules que les acteurs originaux, dont certains avaient du mal à caser leurs bourrelets dans les costumes.
Des effets très « spaciaux » Le vaisseau Enterprise ne connaît pas la crise. Tout rutilant, il est un héros à part entière d'une fresque aux combats éblouissants. Des barres de sécurité ont été installées sur son pont, clin d'oeil à la série originale dont les héros étaient ballottés dans tous les sens au moindre coup de laser.
L'humour dans les étoiles J. J. Abrams a pris soin de satisfaire «Trekkers» et néophytes en offrant des références savoureuses à la mythologie Star Trek, indétectables pour les uns, évidentes pour les autres. Des répliques cultes comme «Il est mort, Jim» ou «Longue vie et prospérité» font passer d'agréables frissons dans le dos des fans. Quant aux rapports entre les personnages, taillés au cordeau, ils sont particulièrement savoureux pour les amoureux du feuilleton.
Une franchise est née J. J Abrams est un malin: il jongle avec les dimensions parallèles pour créer son propre Star Trek avec de nouveaux codes qui lui permettent d'assaisonner la légende à sa sauce. Si la recette convainc, les déclinaisons sont infinies, ce que le réalisateur de «Mission: Impossible 3» ne peut ignorer!