Une rétrogradation administrative et ça repart ! « En 2005, notre objectif était de sauver un club évoluant en N2 avec un déficit de 200 000 euros », se souvient Krassimir Todorov, président de l'Asul dès ce redressement judiciaire (le club lyonnais doit encore rembourser 45 000 euros d'ici à 2014). Après un retour immédiat en N1 en 2006, Lyon franchit cette saison un important palier en accédant à la Pro B. « J'ai rapidement eu confiance en ce groupe, qui a fait preuve de cohésion et de régularité », apprécie Fabrice Chalendar, entraîneur de l'Asul depuis 2007.
Un rapide déclic à Orange (0-3, le 18 octobre) a installé l'équipe à une deuxième place - synonyme de montée - qu'elle n'a jamais quittée. Assurée depuis le 28 mars d'accéder à la Pro B, l'Asul a pu définir très tôt les contours de la saison prochaine. « Notre budget va passer de 330 000 à 430 000 euros, ce qui va nous permettre de recruter deux ou trois jeunes joueurs ayant déjà un vécu en Pro B », annonce Krassimir Todorov. Un attaquant de pointe et un réceptionneur sont ciblés en priorité. Si Fabrice Chalendar n'évoque que « l'objectif maintien », l'ambitieux président lyonnais vise « le milieu de tableau, avant de chercher à accéder à la Pro A dans trois à cinq ans ». A condition de réussir, entre le 15 et le 20 mai, la délicate épreuve de la DNACG (Direction nationale d'aide et de contrôle de gestion), pour laquelle Krassimir Todorov se dit « confiant ». W