« Une encyclopédie du rugby français », c'est ce qui attend les rugbymen strasbourgeois, dimanche à Chagny (Yonne) en 32es de finale de Fédérale 2. Car le RCS affronte trois autres lettres mythiques : le PUC. Le Paris Université Club pour ceux qui n'aiment pas les acronymes. « C'est un club atypique connu de la France entière », note Philippe Braem, l'entraîneur strasbourgeois. Car sans ligne majeur à son palmarès, l'équipe parisienne s'est fait sa place au panthéon du rugby français via son maillot blanc et violet, son jeu virevoltant, ses joueurs (David Aucagne, Dimitri Yachvili) et ses entraîneurs (Daniel Herrero).
A quelques mêlées de son lustre d'antan, le PUC reste un adversaire redoutable. « Cette équipe réserve des surprises. Il faut être très attentif à son jeu en mouvement. Sur le moindre détail, ils peuvent marquer un essai. » Les Strasbourgeois abordent les play-offs avec « une ambition débordante, les garçons ont envie de bien faire », affirme Philippe Braem. Mais toujours en boitillant, car les blessures n'épargnent pas le groupe strasbourgeois. « Ce sont les aléas des équipes sans gros effectif », regrette le coach du RCS, qui ne compte pour l'instant que quatre premières lignes valides contre cinq requises. Malgré cette frustration liée à un groupe limité, l'ancien entraîneur d'Arras se réjouit de la saison effectuée par ses joueurs : cinquième de leur poule, une seule défaite à domicile. « Maintenant, l'intensité va redoubler. Chaque contact va faire mal, prévient Philippe Braem. Et malheur au perdant, car ça peut se terminer dès dimanche. » W