Les syndicats, indispensables mais affaiblis

1 contribution
Publié le 4 mai 2009.

La crise les a remis sur le devant de la scène. Les syndicats ont-ils pour autant bonne presse auprès des Français ? C'est ce qu'ont voulu savoir 20 Minutes et France Info, grâce à un sondage réalisé par l'institut Obea- Infraforces. Premier constat : 60 % de nos concitoyens auraient une bonne image des syndicats. Le climat économique morose et les tensions sociales contribuent par ailleurs à les revaloriser car, pour 80 % des sondés, leur rôle apparaît comme encore plus nécessaire en temps de crise.

Cela dit, l'efficacité des syndicats fait débat, car 54 % des sondés estiment qu'ils ne font pas le poids contre le gouvernement et 44 % pensent qu'ils ne sont pas capables d'instaurer un dialogue avec les chefs d'entreprise. « Ces résultats prouvent que les Français perçoivent bien les difficultés des syndicats face à la crise, car ils ont peu de marge de manoeuvre pour négocier avec le patronat et les politiques », commente René Mouriaux, politologue spécialiste du syndicalisme. Plus inquiétant encore : 63,2 % des personnes interrogées estiment qu'ils sont en perte de vitesse. Peut-être en raison du très faible taux de syndicalisation des Français (8 %), le plus bas d'Europe ?

Les syndicats souffrent aussi d'un manque de légitimité. Une majorité des sondés s'accorde en effet à dire qu'ils ne sont pas suffisamment représentatifs pour négocier, que ce soit avec le patronat ou avec le gouvernement.

Concernant les organisations qui leur semblent les plus actives face à la crise, les Français citent sans surprise celles figurant dans le trio de tête des scrutins au niveau national. « Le fait que la CGT arrive en premier n'est pas étonnant, car c'est le premier syndicat de l'histoire française. Par ailleurs, la prime est donnée aux syndicats confédérés [qui regroupent leurs adhérents par branches professionnelles] et à ceux adoptant le discours le plus revendicatif, tel que FO. A contrario, la CFDT, qui a des positions plus modérées, n'arrive qu'en troisième position », explique René Mouriaux. Enfin, une majorité de Français soutient l'idée qu'un 1er Mai unitaire est un moyen d'action plus fort. W

Delphine Bancaud

Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr