Seule contre tous, Roselyne Bachelot défend son projet de loi

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Publié le 28 avril 2009.

SANTE - En marge de la manifestation des personnels de santé, les sénateurs de la majorité ont annoncé une réunion pour modifier son texte, attaqué jusque dans son propre camp...

Les professionnels de santé ont-ils gagné leur pari? La présidence du groupe UMP au Sénat a annoncé qu'une réunion de responsables de la majorité se tiendrait ce mardi après-midi à Matignon. L'objectif: apporter des modifications au projet de réforme de l'hôpital et tenter de répondre aux milliers de médecins, infirmières et aide-soignants qui manifestent.
 
Le patron des sénateurs UMP, Henri de Raincourt, et le président UMP du Sénat, Gérard Larcher, doivent y participer ainsi que le rapporteur du texte au Sénat, Alain Milon (UMP), le président du groupe Union centriste, Michel Mercier, et le président de la commission des Affaires sociales, Nicolas About (Union centriste).
 
Répondre «très largement» aux questions soulevées «dans la rue»

Parmi ces modifications, Henri de Raincourt évoque la «gouvernance» des hôpitaux, promise aux seuls directeurs, et indique qu'il compte «permettre aux médecins d'y être associés». Au menu également, «la part, dans les établissements privés, d'actes qui devraient être accomplis sur la base des prix publics».
 
«Par ce biais-là, nous allons très largement répondre aux questions qui sont en ce moment soulevées dans la rue par un certain nombre de médecins», a-t-il expliqué. «La rédaction va se finaliser en fin d'après-midi», a-t-il précisé, en évoquant le texte qui sortira la réunion de Matignon.
 
Bachelot lâchée par son camp

Plus tôt dans la journée, c'est le président UMP de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, qui a souhaité que le Sénat apporte des «modifications» au texte. «En tant que médecin je le souhaite», a-t-il même assuré sur Canal+. Il a notamment plaidé «en faveur d'un meilleur équilibre» dans la nouvelle gouvernance de l'hôpital, «sans revenir sur la nécessité d'une direction administrative forte dans les hôpitaux».
 
«Le texte voté par l’Assemblée nationale est trop confus. On mélange la gouvernance de l’hôpital, les questions de démographie médicale et de santé publique», avait déjà estimé samedi Jean-Pierre Raffarin (UMP), reprenant à son compte les critiques de l'opposition, jugeant le projet de loi «fourre-tout». L'ancien Premier ministre a prévenu que le Sénat «transformera fortement le projet de loi». Il a également affirmé qu'«il faut rééquilibrer les responsabilités entre l’administration et la médecine au sein de la gouvernance».
 
La ministre défend son projet de loi

Sous cette pluie de critiques, Roselyne Bachelot a pour sa part assuré que le projet «déjà beaucoup amendé» à l'Assemblée nationale, était «bien sûr perfectible». Près de 1.500 amendements, dont plus de 450 du groupe PS, ont déjà été déposés auprès de la commission des Affaires sociales du Sénat, qui doit commencer à les examiner mercredi.
 
En marge des manifestations, la ministre de la Santé, assurant être attentive aux revendications, a affirmé qu'en dehors de quelques «ajustements», « on crée des emplois dans l'hôpital public». Elle a même même affirmé que son projet de loi «renforce» le «pouvoir médical».
J.M. avec agence
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