Caterpillar: le juge renvoie toutes les parties à la table des négociations

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Publié le 27 avril 2009.

EMPLOI - Il ne valide pas le plan social de la direction. Environ 60% de salariés sont toujours en grève ce lundi, selon les syndicats...

Retour à la case départ. Le juge des référés du tribunal de grande instance de Grenoble vient de débouter ce lundi après-midi la direction de Carterpillar, qui lui demandait de valider son plan social de 733 licenciements, invitant direction et syndicats à reprendre les négociations sous 15 jours.

Deux mois après le début du conflit qui oppose la direction du constructeur américain d'engins de chantier et les employés des sites Caterpillar de Grenoble et d'Echirolles, environ 60% des 2.000 ouvriers de Caterpillar qui devaient reprendre le travail ce lundi sont en grève, ont expliqué les syndicats.

La direction n'a pas souhaité communiquer de chiffres, «provisoires» pour l'heure. «Rien n'est acquis, rien n'est terminé. On espère que la décision du juge nous sera favorable et que la direction reprendra les négociations», a déclaré le délégué CGT Pierre Piccarreta.

«Risque d'acte désespéré»

A l'issue d'une assemblée générale qui a réuni environ 600 personnes selon les syndicats, des salariés se sont rendus en cortège à la préfecture où une délégation va demander à être reçue.

Des représentants du personnel de Caterpillar, reçus en préfecture de l'Isère lundi matin, ont demandé la nomination d'un médiateur afin de rouvrir avec la direction les négociations sur le plan social. «Il faut qu'on trouve rapidement une solution à ce conflit car il y a un risque d'acte désespéré de la part des salariés», a estimé Pierre Piccarreta, à la sortie de la préfecture, appelant les quelque 200 salariés présents à se rendre au tribunal.

Plainte contre X

Le conflit a pris un tournant judiciaire la semaine dernière, la direction de Caterpillar ayant en outre porté plainte contre X pour la séquestration de quatre cadres par les employés, fin mars et pris des mesures conservatoires à l'encontre de 22 salariés pour diverses actions jugées répréhensibles.

>>> Pour en savoir plus sur les séquestrations, ce nouveau mode d'action qui déchaîne les passions, cliquez ici.

Vendredi, en raison du blocage des négociations depuis le 16 avril, elle avait assigné en justice le comité d'entreprise afin de valider le plan de sauvegarde de l'emploi, annoncé en février. La voie légale avait été choisie à la suite du rejet par les salariés d'un plan de fin de conflit signé le 19 avril à Paris entre la direction et des élus du CE, qui se sont par la suite rétractés. Ce plan ramenait notamment à 600 le nombre de licenciements en contrepartie de la conclusion d'un accord sur l'aménagement du temps de travail.
MD (Avec agence)
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