CULTURE - Le rappeur, objet d'une polémique depuis plusieurs semaines, a donné son concert samedi soir. Un concert à la fois attendu et redouté...
La
polémique autour d’Orelsan commence à dégonfler. Samedi soir au Printemps de Bourges, le rappeur a fini par le faire, son concert, que plusieurs associations, blogueuses et responsables politiques, choqués par son titre «Sale Pute», avait demandé d’annuler.
Le spectacle a eu lieu sans incident et dans une ambiance plutôt bon enfant dans une salle qui contient 350 places. Seule une poignée de représentants du planning familial, qui avaient demandé en vain à prendre la parole sur scène avant le concert, a distribué des tracts à proximité de la salle, devant laquelle des barrières avaient été installées par le festival pour filtrer le public.
Clin d'oeil à Valérie Létard
Orelsan a remercié à plusieurs reprises son public d’avoir «trouvé» le chemin pour arriver jusqu’à lui. En guise de clin d’oeil à Valérie Létard, la secrétaire d’Etat à la solidarité qui
demandait à la justice de se pencher sur le cas du rappeur, il a aussi rappé sur le prénom «Valérie».
Orelsan, que 20minutes.fr
a interviewé quelques jours avant son départ pour Bourges, avait prévenu: «Je suis têtu mais je ne ferai pas de provocation». Il a assuré être la mauvaise cible, son clip «Sale Pute» étant une fiction et non un appel à la violence sur les femmes. «La misogynie, la violence, ce sont des sujets graves, qu’il faut combattre sur le terrain, pas en s’en prenant à des artistes».
AA