JUSTICE - Ce régime lui avait été retiré en octobre 2008 à la suite d'une interview controversée à «L'Express»...
Le cofondateur d'Action directe (AD), Jean-Marc Rouillan, condamné à la prison à vie et incarcéré depuis vingt-deux ans, a de nouveau demandé ce mois-ci sa semi-liberté, régime qui lui avait été retiré en octobre 2008 à la suite
d'une interview controversée à «L'Express», a indiqué son avocat ce vendredi à l'AFP.
Jean-Louis Chalanset a précisé que l'examen de cette nouvelle demande par le tribunal de l'application des peines de Paris, seul compétent en matière de terrorisme, ne devrait pas intervenir avant plusieurs mois.
Refus d'une libération conditionnelle en janvier
Le 20 janvier, le parquet de Paris
s'était prononcé contre la libération conditionnelle du cofondateur d'Action directe (AD), estimant que ce dernier devait au préalable réclamer à nouveau le régime intermédiaire de semi-liberté.
Depuis l'an dernier, l'examen d'une demande d'aménagement de peine formulée par un condamné à perpétuité doit être obligatoirement précédé d'un séjour au centre national d'observation (CNO) de Fresnes (Val-de-Marne), où une commission pluridisciplinaire avec médecins et psychiatres est chargée de statuer sur sa dangerosité.
Hospitalisé à Marseille
Jean-Marc Rouillan, 56 ans, a été condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité dans les années 1990, pour les assassinats du PDG de Renault, Georges Besse, en 1986, et de l'ingénieur général de l'armement, René Audran, en 1985.
Depuis plusieurs semaines, il est hospitalisé dans une structure sécurisée de Marseille. «Des examens sont en cours pour déterminer la pathologie dont il souffre», a précisé Jean-Louis Chalanset.
Il souffrirait d'une pneumopathie.
Avec agence