CHOMAGE - Le chef de l'Etat doit annoncer des mesures visant à favoriser l'embauche des moins de 25 ans...
Encore un «plan d'urgence». Nicolas Sarkozy détaille ce vendredi dans le Val d'Oise ses
aides en faveur des jeunes, particulièrement frappés par la crise. L'Etat doit mettre plus d'un milliard d'euros sur la table, à destination des entreprises recrutant des moins de 25 ans.
Clé de son plan, les entreprises recrutant des apprentis (285.000 contrats en 2008) ou embauchant un jeune en contrat de professionnalisation (145.000 contrats en 2008) bénéficieront de meilleurs avantages financiers. Selon l'Elysée, toute entreprise recrutant un apprenti sera exonérée de cotisation jusqu'en juin 2010 et percevra une prime d'Etat plus élevée.
Contrats aidés, contrats passerelle
Les finances publiques seront aussi mises à contribution pour verser une prime exceptionnelle aux entreprises recrutant sur un contrat «pro» et une aide exceptionnelle à toute entreprise embauchant en CDI avant fin septembre un jeune déjà en stage. Le chef de l'Etat devrait aussi annoncer le doublement à 100.000 du nombre de
Contrats initiative emploi (CIE) subventionnés par l'Etat, malgré une défiance de principe envers les contrats aidés.
Parallèlement, les collectivités locales seront incitées à embaucher un contingent significatif de jeunes en «contrats passerelle» (informatique, petite enfance...) censé leur permettre ensuite de s'insérer dans le privé.
Un risque «insurrectionnel» ou d'«explosion sociale»
Le chômage des jeunes et la difficulté à passer le cap des stages et petits boulots pour accrocher un CDI vers 27 ou 30 ans, ne sont pas neuves (les sociologues parlent de «bizutage social») mais aggravées par la crise. La remontée du chômage des jeunes est deux fois plus rapide que pour les autres salariés.
Jusqu'à 650.000 jeunes pourraient pointer au chômage cette année, selon le Haut commissaire, Martin Hirsch, en charge de la jeunesse. Dans ce contexte, les syndicats, même modérés, craignent un risque «insurrectionnel» (CFDT) ou d'«explosion sociale» (CFTC) et pointent le problème toujours «pas soldé» des jeunes de banlieues, qui, même à Bac+3, ne trouvent pas de travail. Avant son élection, Nicolas Sarkozy leur avait promis un «grand plan Marshall de la formation».
J.M. avec agence