DRAME - Ses services, à l'hôpital Cochin, sont soupçonnés d'être à l'origine de l'erreur de livraison du médicament fatal...
L'enquête sur la
mort du petit Ilyès, le 24 décembre dernier à l'
hôpital Saint-Vincent-de-Paul, progresse. Le pharmacien de l'hôpital Cochin a été mis en examen mercredi soir par la juge Marie-Odile Bertella-Geoffroy pour «homicide involontaire». Il a été laissé libre sans contrôle judiciaire.
La justice le soupçonne d'avoir commis des «fautes caractérisées dans le contrôle et l'
acheminement de médicaments», selon une source proche du dossier. C'est une perfusion de chlorure de magnésium, administrée à la place d'un sérum glucosé, le B46, qui avait été fatal à Yliès. Amené dans la matinée par ses parents pour une simple angine, l'enfant, âgé de 3 ans, était décédé dans la soirée.
Le service du pharmacien de Cochin est soupçonné d'être à l'origine de l'erreur de livraison à l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul d'un colis de médicaments qui aurait été à l'origine des faits. L'infirmière qui avait injecté le soluté a été
mise en examen, le 26 décembre, pour «homicide involontaire» également.
J.M. avec agence