Les antennes-relais provoquent des inquiétudes. Le ministère de la Santé entend y répondre en ouvrant aujourd'hui une table-ronde nationale « radiofréquences, santé et environnement ». Quant à l'observatoire strasbourgeois portant sur ces questions, il doit être opérationnel en mai et disposer de sa propre sonde de mesure. « Nous avons une volonté de transparence, souligne Emmanuel Jacob, conseiller municipal (PS) délégué à la vie numérique. Nous pouvons inciter au dialogue entre opérateurs et habitants mais la régulation relève de l'Etat. »
« L'observatoire de la ville peut être une avancée à condition qu'il soit vraiment indépendant des opérateurs. Ma maison se trouve à 35 m d'une antenne et c'est un vrai calvaire », confie une habitante d'Eschau (CUS). Elle affirme souffrir d'insomnies et de vertiges qu'elle attribue à la présence de l'antenne dont elle réclame le démontage. Avec d'autres habitants de la CUS, elle a lancé une pétition. Denis Ferrand, délégué régional de l'association Robin des toits, est en contact avec plusieurs collectifs de citoyens. Il estime que la création d'un observatoire et la mise en place d'une sonde à Strasbourg sont des « démarches intéressantes mais qu'elles ne répondront pas à toutes les attentes. Il ne s'agit pas de diaboliser le mobile mais face à la multiplication des ondes, on peut se demander quel peut en être l'impact sanitaire à terme ». L'Association française des opérateurs mobiles, qui participera à la table-ronde ministérielle, souligne pour sa part que « si l'on se réfère aux autorités de santé, les antennes-relais ne présentent pas de danger pour les riverains ». W
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