« Quand on est élu, il ne faut pas tomber dans les extrêmes. Mais on a le devoir de protéger les gens. » Le maire de Venelles (Bouches-du-Rhône), Jean-Pierre Saez, se veut prudent. Avec les opérateurs, garants du « développement économique » de sa ville de 8 400 habitants, mais aussi avec ses administrés. « On est partagés entre les attentes et l'inquiétude des gens. » En 2007, l'édile s'est opposé à l'installation d'une antenne dans sa commune. Puis a cédé. « Les maires perdent toujours devant le tribunal administratif, assure-t-il. Donc on a accepté et tous les riverains ont été informés. » L'élu n'a pourtant pas baissé les bras et a commandé une étude, financée par les deniers de la commune pour plus d'« objectivité », alors que les opérateurs sont tenus de rembourser les mesures d'ondes. Les résultats, largement en dessous des seuils imposés, ont rassuré Venelles. Mais ce n'est pas le cas partout en France. Les réunions d'information tournent parfois à la foire d'empoigne entre riverains et opérateurs. Pour apaiser les esprits, le maire de Venelles vient de proposer une réflexion sur les antennes-relais à la Communauté du pays d'Aix, dont il est vice-président, afin d'établir une charte de bonnes pratiques. W
M. N.