Caterpillar: Le préfet propose d'organiser le referendum devant le refus du CE

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Publié le 21 avril 2009.

SOCIAL - Un élu CGT estime que la réunion qui avait mené à un accord était un piège...

Le comité d'entreprise de Caterpillar a rejeté ce mardi le plan de fin de conflit signé dimanche à Paris. Patrick Cohen, élu CGT du comité d'entreprise ayant participé à la réunion à Bercy, a dénoncé un «piège» tendu aux syndicats.

Le préfet propose ses services

«Nous n'organiserons pas de referendum» pour soumettre ce plan aux plus de 2.000 salariés des sites isérois de Caterpillar, a déclaré l'élu du comité d'entreprise, présentant cette décision comme étant celle de l'intersyndicale. Le préfet de l'Isère, Albert Dupuy, a de son côté proposé d'organiser le référendum à la préfecture.

«Le référendum doit être organisé, pour que l'ensemble des salariés puisse s'exprimer» a estimé le préfet lors d'une conférence de presse, avant de recevoir une dizaine de délégués et élus syndicaux de Caterpillar. «Ceux qui sont opposés à ce référendum prennent une responsabilité importante. Parce qu'on peut penser ce qu'on veut de ce dispositif, mais on ne peut pas priver l'ensemble des salariés de s'exprimer de façon objective», a-t-il ajouté.

Une proposition repousée par Patrick Cohen. «On n'est pas pour. Un référendum ne s'organise pas aussi facilement que ça. Et puis dimanche la réunion ne s'est pas déroulée dans des conditions acceptables», a-t-il argumenté  à l'issue d'une rencontre avec le préfet.

Un «piège» de neuf heures

L'élu CGT a assuré que la réunion à Bercy, présentée selon lui au départ comme «une réunion informelle», s'était révélée un «piège» qui s'est prolongé près de neuf heures, jusqu'à ce que les élus du CE signent.

Il a expliqué avoir, avec ses collègues du CE, finalement accepté de signer, car il était «conscient que ce protocole n'avait pas de valeur juridique en l'absence des délégués syndicaux».

Les syndicats et la direction de Caterpillar réunis au ministère de l'Economie avaient annoncé dimanche soir la conclusion d'un accord de fin de conflit devant être soumis par referendum aux salariés.

Les négociations interrompues la veille


Une AG des salariés a été stoppée net lundi par quelque 200 qui souhaitaient bloquer les négociations sur le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) en cours.

L'accord prévoyait que la direction s'engage à assurer la pérennité des sites de Grenoble et Echirolles et confirmait que le nombre de suppressions de postes est ramené de 733 à 600.
J.M. avec agence
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