Ségolène Royal continuera à s'excuser pour «l'arrogance» et l'«impolitesse» de Nicolas Sarkozy

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Publié le 21 avril 2009.

POLITIQUE - L'ancienne candidate à la présidentielle en profite pour répondre à Frédéric Lefebvre...

Ségolène Royal a affirmé lundi soir qu'«aujourd'hui lorsqu'on lit la presse internationale, on a honte» d'être français, en promettant de «prendre la parole», «chaque fois qu'il y aura un manquement à cette éthique du respect» de la part de Nicolas Sarkozy.

Pour elle, «ce qui est en cause, c'est la réputation de la France, sur la scène internationale». Elle a cité à ce propos le général de Gaulle, François Mitterrand et Dominique de Villepin défendant devant l'ONU l'opposition de la France à la guerre en Irak. «On était fier d'être français, même si on ne partageait pas les mêmes opinions politiques», a-t-elle poursuivi.

«Défendre la République du respect»

Par ailleurs, dans une interview au «Parisien» à paraître ce mardi, l'ancienne candidate PS à la présidentielle dénonce «l'arrogance» et l'«impolitesse» du chef de l'Etat. «Il faut que cela s'arrête. Le jour où Nicolas Sarkozy changera de mode d'expression, apprendra à respecter les autres, je n'aurai plus l'occasion de m'excuser, de demander pardon», précise-t-elle.

«Tant qu'il continuera, je continuerai à défendre la République du respect!», prévient la présidente de la région de Poitou-Charentes au «Parisien». Faisant allusion au porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre qui lui avait conseillé une «aide psychologique», Mme Royal s'insurge dans Le Parisien: «Mais dans quels régimes dit-on d'une opposante qu'elle est folle, pour la faire taire quand elle dérange? Dans un régime démocratique?»

Lefebvre en remet une couche

«Que se passerait-il si un jeune s'adressait à un policier dans les mêmes termes que M. Lefebvre? Il serait puni pour injure publique», a poursuivi l'ancienne candidate à la présidentielle. «Est-ce qu'un responsable politique peut se comporter comme un voyou?», s'est interrogé Ségolène Royal.

La réaction de l'intéressé n'a pas tardé. Frédéric Lefebvre, s'est demandé à haute voix, mardi, si la décision de la Cour de cassation de la condamner pour non versement de salaires à deux de ses collaboratrice n'était pas «l'explication à tant d'agitation de Mme Royal avec ses soi-disant excuses à Dakar, ses soi-disant excuses à M. Zapatero». Au nom de l'UMP, le porte-parole a donc demandé «à Mme Royal de dire pardon à ses anciennes salariées victimes de sa non application de la loi de la République».

J.M. avec agence
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