DOPAGE - L'ancien président de l'AMA n'épargne pas le Texan...
Jusqu’à présent, Lance Armstrong avait trouvé en Pat Mac Quaid, le président de l’UCI, un avocat de choix pour défendre sa cause après
son contrôle antidopage litigieux, début mars, par un médecin préleveur de l’AFLD. Mais tout le monde ne partage pas l’avis du premier représentant de la fédération internationale.
Dick Pound, l’ancien directeur de l’Agence Mondiale antidopage, s’est exprimé sur le site «cyclingnews». Selon lui, le champion américain devrait être sanctionné puisqu’il n’avait pas à s’éclipser pendant une vingtaine de minutes lorsque les contrôleurs ont frappé à sa porte. Et tant pis pour la douche d’après entraînement prétextée par Armstrong.
«On peut boire des litres d’eau»
«C'est totalement contraire aux règles, avance-t-il. Si vous êtes désignés pour un contrôle, vous devez restés sous surveillance à partir du moment où vous êtes informés jusqu'à ce que vous ayez fourni les échantillons». Selon l’ancien président de l’AMA, l’Américain a même pu profiter de ce laps de temps pour influencer les résultats du contrôle, en «buvant des litres et des litres d’eau», par exemple.
Après s’être indigné du traitement que lui réservent les autorités antidopage françaises et crié au complot à quelques mois du départ du Tour de France, le coureur d’Astana attend la décision de l’AFLD qui doit statuer sur son cas.
Si le collège de l’agence française interprète cet incident comme un refus de contrôle, il pourrait être sanctionné.
R.S.