«La commission bilatérale doit rendre ses conclusions dans trois semaines.» La déclaration de Nicolas Sarkozy date... de plus de cinq semaines. A Mexico, le président français évoquait le «possible transfèrement» de Florence Cassez, c'est-à-dire la possibilité de venir purger sa peine dans l'Hexagone. Condamnée à soixante ans de prison en appel, la Française de 34 ans espérait ainsi voir sa peine commuée en vingt ans de prison en France. Mais elle n'a toujours pas franchi les lourdes grilles bleues de la prison de Tepepan. Selon le gouvernement mexicain, la commission continue ses travaux. Mais les fuites pleuvent dans les médias locaux. Trois journaux ont déjà annoncé que cette commission s'apprêterait à rendre un avis négatif.
Saisir la cour de justice internationale
A trois mois des élections législatives mexicaines, le temps ne joue pas en la faveur de Florence Cassez. En baisse dans les sondages, Felipe Calderon, le président de droite, doit en effet composer avec une opinion publique persuadée de la culpabilité de la Française. L'opposition s'est donc engouffrée dans la brèche: les Verts ont même lancé une campagne d'affichage réclamant la peine de mort pour les kidnappeurs.
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Frank Berton n'attendra pas. L'avocat de la Française s'est dit prêt à « demander à la France de saisir la Cour de justice internationale de La Haye pour non-application d'une convention internationale ». Signée par le Mexique, la convention de Strasbourg prévoit bien le transfèrement des détenus dans leur pays d'origine. « Il n'est pas question que Florence devienne l'otage de la politique intérieure mexicaine », conclut l'avocat.