Des étudiants chinois auraient acheté des diplômes français

32 contributions
Publié le 15 avril 2009.

UNIVERSITES – Une enquête a été ouverte sur un trafic présumé à l'université de Toulon...

Des diplômes vendus sous le manteau. La justice enquête sur un trafic présumé de diplômes à grande échelle à l'université de Toulon, au bénéfice de plusieurs centaines d'étudiants chinois qui auraient versé des pots-de-vin.
Une information judiciaire est ouverte depuis le 25 mars au pôle économique et financier du tribunal de grande instance de Marseille pour trafic supposé de diplômes, a déclaré mercredi le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, confirmant une information du «Monde». Le 9 avril, des enquêteurs ont perquisitionné à La Garde (Var) les locaux de l'Institut d'administration des entreprises (IAE) qui dépend de l'université du Sud-Toulon-Var. En cours depuis quatre ans, la fraude aurait concerné plusieurs centaines d'étudiants chinois inscrits à l'IAE.



Selon «Le Monde», les enquêteurs pensent que des Chinois venaient acheter un diplôme français, qui embellissait leur CV une fois de retour en Chine. Un soupçon étayé par les fraudes qui ont pu récemment entacher en Chine certaines sessions de tests de français, dont la réussite est obligatoire pour les Chinois souhaitant venir étudier en France. Dans une lettre adressée le 19 mars aux présidents d'universités, le directeur du Centre international d'études pédagogiques (CIEP), l'organisme chargé de l’élaboration de ces tests, révélait que des «dysfonctionnements», notamment des fuites, avaient été constatés, avant le 30 janvier, lors de sessions à Pékin, Shanghaï, Canton, Wuhan et Chengdu. Résultat: certains candidats ont peut-être eu des résultats «ne correspondant pas au niveau réel de leur compétence en français».

«Il en va de la crédibilité de diplômes de nos universités en France et à l'étranger»

En annonçant mercredi une «enquête administrative» sur la délivrance des diplômes à Toulon, la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a d'ailleurs dit que «si des pratiques délictueuses étaient avérées dans d'autres universités, (elle) prendrait de la même manière les mesures qui s'imposent». «Il en va de la crédibilité de diplômes de nos universités en France et à l'étranger», a-t-elle commenté. Le même type de trafic pourrait avoir lieu dans d'autres universités, des personnes entendues par les enquêteurs évoquant «quatre à cinq universités» de «villes moyennes». Le Monde cite les universités de Pau, La Rochelle, Poitiers et «une autre en région parisienne».

Le nombre d'étudiants chinois en France ne cesse d'augmenter: moins de 2.000 en 1999, ils étaient 22.452 en 2007 (universités et écoles confondues), soit la deuxième nationalité accueillie, après les Marocains (32.129) mais devant les Algériens (22.346), selon le ministère de l'Education.
avec agence
Mots-clés
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr