POLEMIQUE - Ils avaient raté les épreuves du concours en raison d'une panne à la SNCF...
Ils sont soixante-cinq. Tous candidats à l'agrégation. Tous retardataires. Le 2 avril dernier, alors qu'ils devaient se rendre au centre d'examens d'Arcueil, dans le Val-de-Marne, les candidats ont été victimes d'une
panne de la SNCF, les empêchant de se rendre à l'heure au concours. Arrivés aux portes du centre, ils se sont vus refuser l'accès aux salles. Les épreuves avaient déjà commencé. Pourtant ils avaient averti le centre de leur retard, en espérant que le coup d'envoi serait reculé.
Rupture de l'égalité des chances
Une injustice selon ces candidats qui ont décidé de porter l'affaire devant les tribunaux. Ils doivent se réunir lundi soir avec des avocats pour décider d'une action en justice qu'ils vont introduire, a indiqué un porte-parole du groupe, Laurent Zimmermann.
«Nous avons identifié pour le moment 65 candidats retardataires regroupés
dans un collectif mais il y en a sans doute plus. On pourrait attaquer le gouvernement sur la rupture de l'égalité des chances pour un concours, ou bien faire un recours au niveau européen», a souligné le porte-parole. «Il y a peut-être une faute du ministère qui n'a pas voulu reculer l'heure de début de l'épreuve alors que nous téléphonions tous pour l'alerter sur la panne et qu'il y a un précédent car le ministère avait reculé l'heure du début des épreuves en 2002 pour un Capes de géographie», a-t-il ajouté.
Réorganiser des épreuves, payées par la SNCF
Le ministère de l'Education a indiqué, de son côté, qu'«
après expertise de la Direction des Affaires juridiques, les candidats étaient convoqués à 08h15, ils sont arrivés après 9 heures». Pour le ministère «le principe d'égalité des candidats à un concours de la fonction publique impose que l'ensemble des concurrents composent sur les mêmes sujets et dans les mêmes conditions d'organisation et de prise en compte des épreuves».
«On est persuadé qu'il y a une solution, c'est de réorganiser l'épreuve du 2 avril, et le coût de cette opération pourrait être supporté par la SNCF», a dit Laurent Zimmermann, rappelant que la démarche des retardataires était soutenue par la Société des agrégés de l'Université.
MD (Avec agence)