Disparition annoncée de 33 circonscriptions

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Publié le 11 avril 2009.

ELECTIONS - Le projet de redécoupage électoral sera scruté de près par la gauche, qui craint des manoeuvres lui faisant perdre des élus...

Le projet de découpage électoral du gouvernement entraînerait la suppression de 33 circonscriptions, dont 18 actuellement détenues par la gauche et 15 par la majorité UMP-NC, a annoncé samedi le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Alain Marleix.

Parmi les circonscriptions détenues par la gauche, 16 le sont par un socialiste, une par un Vert, et une par un apparenté PCF.

En métropole, elles sont situées dans l'Allier, la Charente, la Creuse, l'Indre, la Moselle, la Nièvre, le Nord et le Pas-de-Calais (deux circonscriptions dans chacun de ces départements), le Puy-de-Dôme, les Hautes-Pyrénées, la Saône-et-Loire, deux à Paris, les Deux-Sèvres et la Haute-Vienne.

La droite en perd aussi

La droite verra des circonscriptions en moins notamment en Corrèze, en Creuse, en Lozère, dans la Manche, la Marne, en Meurthe-et-Moselle, dans le Nord, le Haut-Rhin, la Haute-Saône, à Paris, en Seine-Maritime, dans le Tarn et le Val-de-Marne.

Rien de définitif

Ces informations sont à prendre avec prudence, a prévenu Alain Marleix, en soulignant que le travail n'était «pas terminé». La commission de contrôle des opérations de découpage sera mise en place le 21 avril et aura deux mois pour rendre ses avis. Le Parlement devra se prononcer définitivement avant le 8 janvier 2010.

Alain Marleix a fait valoir que ce n'était «pas le gouvernement» qui désirait supprimer ces circonscriptions», mais «la loi en fonction des résultats des recensements de la population».

Députés de droite et de gauche ont travaillé ensemble

Relevant que le projet de redécoupage était le résultat de plusieurs centaines d'heures de travail avec les députés de la majorité et de l'opposition et que la procédure continuait, le secrétaire d’Etat a ajouté qu'il ne voyait pas «comment de manière objective et sérieuse le PS (pouvait) tirer des conclusions de ces consultations».

A gauche, le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, avait tiré mercredi la sonnette d'alarme sur cette question du découpage électoral, en interpellant le secrétaire d'Etat lors de la séance des questions au gouvernement.
Avec agence.
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