Les trois cadres dirigeants Faurecia relâchés sans avancée

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Publié le 10 avril 2009.

SOCIAL - Une nouvelle nouvelle réunion aura lieu le 28 avril...

Un coup pour rien. La «retenue» des trois cadres dirigeants de l'équipementier automobile Faurecia à Brières-les-Scellés (Essonne) s'est achevée un peu après 23 heuers.

Ils étaient «retenus» depuis 18h ce jeudi par des salariés protestant contre le plan social annoncé en décembre.

«Nous n'avons obtenu aucune avancée», la réunion est suspendue et reprendra le 28 avril, a déclaré devant la presse le secrétaire du Comité central d'entreprise, Emmanuel Pioche (CFDT). «Il est primordial que le gouvernement s'intéresse à notre cas», a-t-il ajouté. Selon lui, les salariés réclamaient l'annulation du plan social, ou un plan qui soit «digne de ce nom» et non «au rabais».

 

«La réunion pour aujourd'hui est terminée, et le comité central d'entreprise est suspendu», a confirmé la direction auprès de l'AFP.

«Dans le calme»

Outre le directeur du site, Jean-François Loyau, ont également été «retenus» Bruno Siret, directeur des Ressources humaines Monde pour la recherche-développement, et Franck Chiezal, directeur des Affaires sociales, a indiqué à l'AFP le secrétaire du CCE, Emmanuel Pioche, militant de ce syndicat.

Jean-François Loyau «n'est pas séquestré, on le retient» dans le cadre du déroulement d'un Comité central d'entreprise qui examine les modalités du plan social, avait déclaré un délégué du personnel de ce syndicat, Adriano Sampaïo, joint par l'AFP alors que la présence de deux autres cadres de la direction n'était pas encore connue.

La direction de Faurecia avait affirmé à l'AFP qu'«à (sa) connaissance, il n'y a pas de séquestration de dirigeants de Faurecia». «La réunion du CCE suit son cours», a-t-elle souligné.

«Il n'y a pas de violence, tout se passe dans le calme. (Jean-François Loyau) n'a pas exprimé formellement le désir de partir», avait déclaré de son côté Emmanuel Pioche.

Selon Adriano Sampaïo, le directeur «discute avec des salariés, par groupes de 4-5, dans une salle de réunion». Ceux-ci réclament notamment «de belles primes» de départ, a-t-il affirmé.

Faurecia, premier équipementier automobile français, qui a essuyé une perte de 547,8 millions d'euros en 2008, avait annoncé le 11 décembre un plan de réduction de 1.215 emplois en France entre 2009 et 2011, afin de réduire ses coûts.
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