La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, présente ce jeudi les «grands axes» de la relance du dossier médical personnel (DMP) informatisé, dont la mise en place était initialement prévue en 2007.
Dans le projet initial, l'Etat espérait atteindre 3,5 milliards d'euros par an d'économies pour la Sécurité sociale. Le DMP prévoyait, en effet, de moins bien rembourser les patients qui n'y auraient pas recours.
La sécurisation des données médicales en question
Le plan de relance devrait permettre au groupement d'intérêt public-DMP, en charge de sa mise en oeuvre, de reprendre en main le dossier, qui a connu de nombreux déboires: «Nous avons eu des difficultés techniques, notamment pour la sécurisation des données et la compatibilité entre les systèmes déjà existants. Enfin, tout simplement, les dates n'étaient pas réalistes.»
Le DMP, dont le «socle» devrait finalement voir le jour en 2012, a pour objectif d'améliorer la qualité et la coordination des soins par l'échange et le partage des données de santé entre les professionnels. Le patient devrait, lui, avoir accès à ces informations et à des services, dans le cadre de son parcours de soins.