Un ouvrier sur une chaîne de montage le 13 mars 2007 à l'usine Opel à Bochum en Allemagne/Volker Hartmann AFP/Archives
AUTOMOBILE - La firme à l'éclair est prête à tout pour récolter des aides, et ça fait du bruit en Allemagne...
En Allemagne, les grandes entreprises ne sont pas à une tentative désespérée près pour obtenir un peu d’aides publiques. Et séduire une Angela Merkel souvent intraitable question finances.
Lors de la visite de la Chancelière la semaine dernière à son siège, venue discuter d'un éventuel soutien de l'Etat pour un constructeur au bord du gouffre, Opel, filiale de General Motors, a joué la carte des angelots à la voix fluette. Une chorale d'enfants d'ouvriers d’Opel l'attendait dans une seyante tenue d'enfant sandwich, avec une belle chanson à la gloire de l'entreprise de leurs parents.
En vidéo, voilà ce que ça donne lors d'un spectacle mi-mars donné devant 9.000 spectateurs par les chansonniers du sauvetage d'Opel, comme ils ont été baptisés:
«Der Blitz, der Blitz, kommt aus ’ner Welt wo Freundschaft und Familie zählt! Der Blitz, der Blitz, der gibt euch Kraft damit Ihr Opels Wunderschafft!». En version française: «L'éclair, l'éclair vient d'un monde où l'amitié et la famille comptent! L'éclair, l'éclair vous donne de la force pour réussir le miracle d'Opel!»
Ce n’est pas aussi beau que du Henri Dès, mais cela a néanmoins provoqué l’émotion de plusieurs blogueurs, qui, relayant la vidéo, se sont interrogés devant l’instrumentalisation de gamins dans la sphère économico-politique.
La démarche a beaucoup moins touché Angela Merkel. Son gouvernement privilégie la piste de la montée d'un nouvel actionnariat privé au capital, et en fait d'ailleurs une condition sine qua non de tout aide financière au sauvetage du constructeur allemand, au bord de la faillite. Bonne nouvelle de ce mardi, sept investisseurs privés seraient sur le rang selon le «Financial Times».
En France, le patron de PME, qui ne peut se payer le luxe d’une chorale et scrute avec inquiétude son carnet de commandes, ne peut que fredonner du Bashung en serrant les dents. Ma petite entreprise connaît pas la crise...
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