Printemps de Bourges: Orelsan reste à l'affiche

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Publié le 6 avril 2009.

MUSIQUE - Malgré la polémique déclenchée par le clip de sa chanson «Sale pute»...

Il sera là. Le Printemps de Bourges a annoncé lundi qu'il «ne déprogrammerait pas» le rappeur Orelsan, accusé de misogynie pour un clip circulant sur Internet, et s'est dit «perplexe» de constater qu'un président de région puisse «conditionner une subvention à une sanction envers un artiste». Orelsan, 26 ans, fait l'objet d'une vive polémique depuis une dizaine de jours pour un clip posté il y a deux ans sur des sites de partage de vidéos, «Sale pute».

Deux concerts de l'artiste, actuellement en tournée, ont déjà été annulés, à Poitiers, le 2 avril et à Cluses en Haute-Savoie, le 29. La réaction du Printemps de Bourges fait suite à la demande du président de la région Centre, François Bonneau (PS), qui a sommé en fin de semaine dernière les organisateurs du festival de «prendre leurs responsabilités» en annulant la prestation d'Orelsan, prévue le 25 avril.

Le festival prend ses responsabilités

«Si le maintien du concert était confirmé, nous prendrions les nôtres», a souligné le président de l'exécutif régional, co-financeur de la manifestation. En réponse, «Le Printemps de Bourges prend ses responsabilités et confirme qu'il ne déprogrammera pas Orelsan», est-il stipulé dans un communiqué signé par Daniel Colling, directeur du festival.

>> A lire également: Vous avez interviewé Orelsan, tout le monde en parle, c'est par ici.

«En tournée depuis quelques mois, Orelsan n'interprète pas cette chanson sur scène et nous avons l'assurance qu'elle ne sera pas chantée au Printemps de Bourges», écrit l'organisateur. Il souligne qu'en déprogrammant le rappeur, le Printemps de Bourges «ferait un acte de censure et de sanction vis-à-vis d'un artiste, qui plus est pour des actes ou textes qui sont étrangers au Festival».

Pas de censure

«Aussi scandaleux et odieux que soit le texte de cette chanson, le Printemps de Bourges estime qu'il n'a pas à être complice d'un véritable tribunal populaire qui tente de se substituer à la justice dans un Etat de droit», poursuit le texte, qui note que le clip n'a fait l'objet depuis deux ans «d'aucune mesure d'interdiction». Enfin, l'équipe de la manifestation se dit «très perplexe de voir qu'un président d'une collectivité publique, sans en avertir le festival, puisse à travers un communiqué de presse conditionner une subvention à une sanction contre un artiste».
MD (Avec agence)
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