POLITIQUE - Les Verts demandent une commission d'enquête pour comprendre comment des «casseurs sans foi ni loi» ont pu ainsi opérer...
Après
les violences de samedi à Strasbourg en marge du sommet de l'Otan, condamnations et appels aux sanctions se sont multipliés dimanche dans la classe politique et les Verts ont réclamé une commission d'enquête.
«Ce que je souhaite, c'est que les casseurs soient punis avec la plus extrême sévérité», a déclaré le président Nicolas Sarkozy au lendemain des saccages, pillages et incendies dans la capitale alsacienne. Dénonçant «quelques centaines de voyous, de casseurs», armés de «haches, de barres de fer», il a rendu hommage aux forces de l'ordre, notamment pour avoir évité des victimes (49 blessés légers
selon un bilan officiel).
La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a répondu ce lundi sur LCI aux critiques qui commencent à monter sur la passivité des forces de l'ordre. «Je comprends le traumatisme des habitants de Strasbourg» mais «les forces de l'ordre n'ont pas pu tout empêcher» face à des petits groupes de casseurs très mobiles qui se «dispersent très vite». Alliot-Marie a assuré qu'il y aurait des indemnisations.
La loi anti-casseurs revient dans le débat
Le maire PS de Strasbourg, Roland Ries, a demandé «une justice exemplaire», tandis que le député UMP de Seine-Saint-Denis, Eric Raoult, a réclamé le «rétablissement de la loi anti-casseurs, abrogée par la gauche en 1981».
Dès samedi, la numéro 1 du Parti communiste, Marie-George Buffet, présente à Strasbourg, avait exprimé sa «colère» devant «des actes très graves, qui méritent une condamnation claire et sans ambiguïté» et allaient faire passer au second plan la protestation. Elle a dénoncé la «lourde responsabilité» des pouvoirs publics pour ne pas avoir su prévenir ou arrêter les incidents.
«Mouvement violents très habituels»
Les Verts, qui appelaient également à manifester contre l'Otan, sont allés plus loin, demandant
une commission d'enquête en se disant «étonnés» que des «casseurs sans foi ni loi» aient pu opérer malgré le déploiement sécuritaire.
L'ex-Premier ministre socialiste Laurent Fabius a dénoncé des «groupes ultraminoritaires et ultraviolents qu'il faut sanctionner sans aucune faiblesse», alors que Vincent Peillon, proche de Ségolène Royal, condamnait des «mouvement violents très habituels dans ces réunions internationales (...) assez bien maîtrisés globalement en terme de forces de l'ordre».
«Les violences d'où qu'elles viennent sont inacceptables» a renchéri François Bayrou. Pour le leader du MoDem, «les gouvernants ont une responsabilité de justice et respect mutuel», surtout dans «une société fragile où les passions montent très vite, exaspérées par la crise».
Avec agence