Après la journée de mobilisation en Corse, Michèle Alliot-Marie a fait un aller-retour à Bastia

91 contributions
Publié le 5 avril 2009.

CORSE - Une conséquence des violences lors d'une manifestation organisée samedi...

Il n’y a pas qu’à Strasbourg que des violences ont éclaté ce week-end. En Corse, d’autres échauffourées ont eu lieu samedi, mais pas pour les mêmes raisons. Une manifestation, organisée à Bastia à l'appel du pôle indépendantiste Corsica Libera, a dégénéré en violents affrontements dans les rues de la ville, le calme étant revenu vers 21h30. Il s’agissait de dénoncer les «violences policières» survenues lundi lors d'une manifestation contre le verdict prononcé à l'encontre d'Yvan Colonna, au cours de laquelle un collégien avait été blessé grièvement au visage.

Bilan: 70 membres des forces de l'ordre ont été contusionnés ou blessés samedi à Bastia, huit ont été hospitalisés dont trois dans un état grave, selon les chiffres officiels.

Visite sur place

Michèle Alliot-Marie, la ministre de l’Intérieur qui a «condamné avec la plus grande fermeté» ces violences, est allée sur place dimanche. On l'a notamment vue se rendre au chevet des membres des forces de l'ordre blessés.

A l'issue de sa visite, Mme Alliot-Marie a dénoncé la «lâcheté de ceux qui mettent en avant des jeunes dans les manifestations et la radicalisation de ceux qui se sentent en position de faiblesse. Nous disposons de beaucoup d'images (prises par les forces de l'ordre), de beaucoup d'éléments» qui permettront d'identifier les fauteurs de troubles, d'entreprendre des actions en justice et de les condamner, a-t-elle indiqué. Le procureur général Paul Michel a confirmé à la presse que «toutes les données seront exploitées» pour aboutir à des condamnations.

Alliot-Marie a ensuite visité au pas de charge les bâtiments publics et établissements bancaires saccagés par les manifestants dans le centre-ville nettoyé au cours de la nuit, fustigeant «des violences inadmissibles commises par une poignée d'individus dont le but est d'attaquer tous les symboles de l'Etat». Elle s'est dite choquée par les inscriptions taguées sur les murs: «les Français aux fours», «Erignac-Wacogne (président de la cour d'assises spéciale qui a jugé Yvan Colonna: NDLR) = salope». «Ces actions sont contraires à toutes les valeurs de la Corse et des Corses», s'est emportée Mme Alliot-Marie, appelant la population à «se révolter» contre les responsables de ces actes.

Enquête

«Quand on envoie une fusée dans l'appartement du maire de Bastia (Emile Zuccarelli, PRG), quand on s'en prend à des immeubles publics, c'est non seulement de la bêtise, mais c'est également une marque d'impuissance, l'impuissance de savoir exprimer avec des mots ou avec un raisonnement logique ses idées», a-t-elle dit dès dimanche matin.

A propos du collégien blessé, Alliot-Marie a déclaré qu'«un adolescent a été retrouvé à l'extérieur des manifestations comme étant blessé, on ne sait pas quelle est l'origine de sa blessure, le procureur de Bastia s'est d'ailleurs exprimé sur ce sujet, il y a une enquête en cours et c'est cette enquête qui pourra dire quelle est précisément la cause de la blessure».
20minutes.fr
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr