Vendredi en demi-finale, Del Potro doit affronter le Britannique Andy Murray, 4e joueur mondial, vainqueur 6-1, 6-2 de l'Espagnol Fernando Verdasco.
Nadal, vainqueur de l'Open d'Australie en janvier et du tournoi 1000 (nouveau label des Masters series) d'Indian Wells en mars, a subi sa première défaite de la saison dans un grand tournoi, la troisième seulement en 2009.
En quatre précédentes confrontations, l'Espagnol n'avait jamais été battu par l'Argentin Del Potro. Il n'avait même jamais perdu un set.
Le Majorquin, qui menait pourtant 3-0 dans la dernière manche, est parvenu à sauver trois balles de match à 6-5, notamment grâce à deux aces, mais s'est ensuite incliné au jeu décisif face à un Argentin par moments déchaîné, plus précis, très présent au filet et souvent plus puissant.
«Je n'ai pas d'excuses, Juan Martin a mieux joué que moi, explique Nadal. Mais il n'a même pas eu à très bien jouer tellement je n'y étais pas.»
«Il n'est pas revenu dans le jeu, c'est simplement moi qui a mal joué, j'ai mal joué tout le temps. J'ai mené trois à zéro dans le troisième set parce qu'il faisait des erreurs à ce moment-là mais moi j'ai fait pire après. C'est la vérité de ce match», lâche Nadal, qui ne souhaite pas non plu donner trop de confiance à l’Argentin.
«Je n'étais pas aussi concentré que d'habitude. Perdre deux breaks d'avance dans le troisième set, ça ne m'arrive jamais normalement»...
«Pour battre le N.1 mondial il faut être bon partout, dans tous ses coups, et je l'ai été, a souligné Del Potro. J'ai bien servi, j'étais en grande confiance sur mon coup droit.»