G20: Moscou et Pékin veulent une nouvelle monnaie de réserve pour remplacer le dollar
Créé le 02.04.09 à 15h16
Mis à jour le 02.04.09 à 16h31
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SOMMET - Les dirigeants russes et chinois ont ressorti leur proposition, qui n'enchante ni Londres ni Washington...
Le G20 sur le chemin d'un accord.
La réunion du G20 n'est pas encore terminée, mais les premières mesures prises par les dirigeants commencent à filtrer.
Une nouvelle monnaie de réserve
La Russie souhaite que la proposition d'une nouvelle monnaie de réserve internationale soit approfondie dans le futur, même si elle n'a pas été discutée au cours du sommet du G20. Une idée soutenue par la Chine qui souhaite également la mise en place d'une nouvelle monnaie internationale, qui pourrait à terme remplacer le dollar en tant que monnaie de réserve.
Si la discussion n'a pas eu lieu au niveau des dirigeants mondiaux, Moscou souhaite que la question soit abordée dans le cadre du Fonds monétaire international (FMI). Le Kremlin a précédemment accusé les Etats-Unis, dont la devise fait office de monnaie de réserve mondiale, d'avoir contribué à provoquer la crise économique mondiale par un manque de responsabilité. Avant le G20, Moscou avait fait une série de propositions en vue de réformer le système économique mondial, incluant cette idée d'une nouvelle monnaie mondiale, que Londres ou Washington sont réticents à examiner.
La relance contre régulation, le climat s'apaise
1.000 milliards, c'est la somme que pourraient débourser les dirigeants du G20, selon une source diplomatique. Une somme qui utiliserait les ressources et les moyens du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. La réunion devrait notamment décider d'un doublement, voire d'un triplement à 750 milliards de dollars des ressources du FMI. En matière de normes comptables, le G20 pourrait demander dans son communiqué final, qui sera rendu publique jeudi après-midi, au Bureau des standards comptables internationaux, ou International Accounting Standards Board (IASB), de se pencher sur la question.
Par ailleurs, le débat entre tenants de la relance et tenants de la régulation semblait, totalement apaisé, a indiqué une source diplomatique. La nécessité d'une réforme de la régulation, comprenant les fonds spéculatifs, les agences de notation, la rémunération des courtiers, les normes comptables ou la titrisation, devait faire l'objet d'une déclaration séparée pour en marquer l'importance.
Les paradis fiscaux: une liste des bêtes noires
Autre sujet à débat,
les paradis fiscaux. Le G20 a décidé que les pays concernés ne partageant pas leurs informations fiscales seraient sanctionnés, a confirmé jeudi le secrétaire au Trésor britannique Stephen Timms, mais à la mi-journée, la question de la publication d'une liste faisait encore débat, selon des sources diplomatiques.
«Je pense que le sommet décidera des sanctions contre les pays qui ne coopèrent pas», a indiqué Stephen Timms, confirmant la décision prise le 14 mars lors d'une réunion des ministres des Finances du G20 à Horsham, dans le sud de Londres. «Le moment venu, nous produirons une liste des pays qui ne coopèrent pas, ce que nous discutons aujourd'hui est le timing de cette publication», a-t-il ajouté. Une source diplomatique a cependant prévenu que «beaucoup de gens avaient des difficultés avec la publication d'une liste».
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